Article706-62-2 du Code de procédure pénale : consulter gratuitement tous les Articles du Code de procédure pénale. Le Code de procédure pénale regroupe les lois relatives au droit de procédure pénale français. Gratuit : Retrouvez l'intégralité du Code de procédure pénale ci-dessous : Article 706-62-2 . Entrée en vigueur 2020-01-01. Sans préjudice de l'application de
ArticleprĂ©liminaire. Livre Ier : De la conduite de la politique pĂ©nale, de l'exercice de l'action publique et de l'instruction (Articles 11 Ă 230-44) Titre II : Des enquĂȘtes et des contrĂŽles d'identitĂ© (Articles 53 Ă 78-7) Chapitre Ier : Des crimes et des dĂ©lits flagrants (Articles 53 Ă 74-2) Naviguer dans le sommaire du code.
Codede procédure pénale : article 62-2 Conditions pour un placement en garde à vue; Code de procédure pénale : articles 53 à 74-2 Durée et point de départ de la garde à vue (article 63
Selonl'article 62 - 2 du code de procédure pénale : la garde à vue est une mesure de contrainte décidée par un officier de police judiciaire, sous le contrÎle de l'autorité judiciaire, par laquelle une personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre
CODEDE PROCĂDURE PĂNALE (PromulguĂ© le 2 avril 1963 et dĂ©clarĂ© exĂ©cutoire Ă dater du 5 juillet 1963) Livre - I DE LA POLICE JUDICIAIRE ET DE L'INSTRUCTION. Titre - VI DE L'INSTRUCTION . Section - VII Du contrĂŽle judiciaire et de la dĂ©tention provisoire ( Loi n° 1.200 du 13 janvier 1998 ; section remplacĂ©e par la loi n° 1.343 du 26 dĂ©cembre 2007 ) Article 180 .- ( Loi n° 1.200 du
Da77je. TEXTE ADOPTĂ n° 544 Petite loi » __ ASSEMBLĂE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUATORZIĂME LĂGISLATURE SESSION ORDINAIRE DE 2014-2015 24 juin 2015 PROJET DE LOI portant adaptation de la procĂ©dure pĂ©nale au droit de lâUnion europĂ©enne, MODIFIĂ PAR LâASSEMBLĂE NATIONALE EN PREMIĂRE LECTURE. ProcĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e LâAssemblĂ©e nationale a adoptĂ© le projet de loi dont la teneur suit Voir les numĂ©ros SĂ©nat 482 2013-2014, 61, 62 et 15 2014-2015. AssemblĂ©e nationale 2341 et 2763. Chapitre Ier Dispositions tendant Ă transposer la dĂ©cision-cadre 2009/948/JAI du Conseil, du 30 novembre 2009, relative Ă la prĂ©vention et au rĂšglement des conflits en matiĂšre dâexercice de la compĂ©tence dans le cadre des procĂ©dures pĂ©nales Article 1erConforme Chapitre II Dispositions tendant Ă transposer la dĂ©cision-cadre 2009/829/JAI du Conseil, du 23 octobre 2009, concernant lâapplication, entre les Ătats membres de lâUnion europĂ©enne, du principe de reconnaissance mutuelle aux dĂ©cisions relatives Ă des mesures de contrĂŽle en tant quâalternative Ă la dĂ©tention provisoire Article 2Conforme Chapitre III Dispositions tendant Ă transposer la dĂ©cision-cadre 2008/947/JAI du Conseil, du 27 novembre 2008, concernant lâapplication du principe de reconnaissance mutuelle aux jugements et aux dĂ©cisions de probation aux fins de la surveillance des mesures de probation et des peines de substitution Article 3Conforme Article 3 bis nouveauLâarticle 926-1 du code de procĂ©dure pĂ©nale est abrogĂ©. Article 4Conforme Chapitre III bis Dispositions tendant Ă transposer la directive 2011/99/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 13 dĂ©cembre 2011, relative Ă la dĂ©cision de protection europĂ©enne Article 4 bis Conforme Chapitre III ter Dispositions tendant Ă transposer la directive 2012/29/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 22 octobre 2012, Ă©tablissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes Article 4 ter Le code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° Le titre prĂ©liminaire du livre Ier est complĂ©tĂ© par un sous-titre III ainsi rĂ©digĂ© SOUS-TITRE III DES DROITS DES VICTIMES Art. 10-2. â Les officiers et les agents de police judiciaire informent par tout moyen les victimes de leur droit 1° Dâobtenir la rĂ©paration de leur prĂ©judice, par lâindemnisation de celui-ci ou par tout autre moyen adaptĂ©, y compris, sâil y a lieu, en se voyant proposer une mesure de justice restaurative ; 2° De se constituer partie civile si lâaction publique est mise en mouvement par le parquet ou en citant directement lâauteur des faits devant la juridiction compĂ©tente ou en portant plainte devant le juge dâinstruction ; 3° DâĂȘtre, si elles souhaitent se constituer partie civile, assistĂ©es dâun avocat quâelles peuvent choisir ou qui, Ă leur demande, est dĂ©signĂ© par le bĂątonnier de lâordre des avocats prĂšs la juridiction compĂ©tente, les frais Ă©tant Ă la charge des victimes sauf si elles remplissent les conditions dâaccĂšs Ă lâaide juridictionnelle ou si elles bĂ©nĂ©ficient dâune assurance de protection juridique ; 4° DâĂȘtre aidĂ©es par un service relevant dâune ou de plusieurs collectivitĂ©s publiques ou par une association conventionnĂ©e dâaide aux victimes ; 5° De saisir, le cas Ă©chĂ©ant, la commission dâindemnisation des victimes dâinfraction, lorsquâil sâagit dâune infraction mentionnĂ©e aux articles 706-3 et 706-14 du prĂ©sent code ; 6° DâĂȘtre informĂ©es sur les mesures de protection dont elles peuvent bĂ©nĂ©ficier et, notamment, de demander une ordonnance de protection, dans les conditions dĂ©finies aux articles 515-9 Ă 515-13 du code civil. Les victimes sont Ă©galement informĂ©es des peines encourues par les auteurs des violences et des conditions dâexĂ©cution des Ă©ventuelles condamnations qui pourraient ĂȘtre prononcĂ©es Ă leur encontre ; 7° Pour les victimes qui ne comprennent pas la langue française, de bĂ©nĂ©ficier dâun interprĂšte et dâune traduction des informations indispensables Ă lâexercice de leurs droits ; 8° DâĂȘtre chacune, Ă sa demande, Ă tous les stades de la procĂ©dure, accompagnĂ©e par son reprĂ©sentant lĂ©gal et par la personne majeure de son choix, sauf dĂ©cision contraire motivĂ©e prise par lâautoritĂ© judiciaire compĂ©tente ; 9° nouveau De dĂ©clarer comme domicile lâadresse dâun tiers, sous rĂ©serve de lâaccord exprĂšs de celui-ci. Art. 10-3. â Si la partie civile ne comprend pas la langue française et quâelle en fait la demande, elle a droit, dans une langue quâelle comprend, Ă lâassistance dâun interprĂšte et Ă la traduction des informations indispensables Ă lâexercice de ses droits et qui lui sont, Ă ce titre, remises ou notifiĂ©es en application du prĂ©sent code. Sâil existe un doute sur la capacitĂ© de la partie civile Ă comprendre la langue française, lâautoritĂ© qui procĂšde Ă son audition ou devant laquelle cette personne comparaĂźt vĂ©rifie que la personne parle et comprend cette langue. Ă titre exceptionnel, il peut ĂȘtre effectuĂ© une traduction orale ou un rĂ©sumĂ© oral de ces informations. Les modalitĂ©s dâapplication du prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par un dĂ©cret, qui dĂ©finit notamment les piĂšces essentielles devant faire lâobjet dâune traduction. Art. 10-4. â Ă tous les stades de lâenquĂȘte, la victime peut, Ă sa demande, ĂȘtre accompagnĂ©e par son reprĂ©sentant lĂ©gal et par la personne majeure de son choix, sauf dĂ©cision contraire motivĂ©e prise par lâautoritĂ© judiciaire compĂ©tente. Art. 10-5. â DĂšs que possible, les victimes font lâobjet dâune Ă©valuation personnalisĂ©e, afin de dĂ©terminer si elles ont besoin de mesures spĂ©cifiques de protection au cours de la procĂ©dure pĂ©nale. LâautoritĂ© qui procĂšde Ă lâaudition de la victime recueille les premiers Ă©lĂ©ments permettant cette Ă©valuation. Au vu de ces Ă©lĂ©ments, lâĂ©valuation peut ĂȘtre approfondie, avec lâaccord de lâautoritĂ© judiciaire compĂ©tente. La victime est associĂ©e Ă cette Ă©valuation. Le cas Ă©chĂ©ant, lâassociation dâaide aux victimes requise par le procureur de la RĂ©publique ou le juge dâinstruction en application de lâarticle 41 y est Ă©galement associĂ©e ; son avis est joint Ă la procĂ©dure. Les modalitĂ©s dâapplication du prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. » ; 1° bis nouveau AprĂšs lâarticle 62-1, il est insĂ©rĂ© un article 62-1-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 62-1-1. â La victime qui souhaite se constituer partie civile peut dĂ©clarer 1° Une adresse personnelle ; 2° Lâadresse dâune association habilitĂ©e, aprĂšs avoir recueilli son accord exprĂšs ; 3° Si elle est assistĂ©e dâun avocat, lâadresse de celui-ci aprĂšs avoir recueilli son accord exprĂšs ; 4° Lâadresse dâun tiers, aprĂšs avoir recueilli son accord exprĂšs. Elle est avisĂ©e quâelle doit signaler au procureur de la RĂ©publique, par lettre recommandĂ©e avec demande dâavis de rĂ©ception, tout changement de lâadresse dĂ©clarĂ©e. Elle est Ă©galement avisĂ©e que toute notification faite Ă la derniĂšre adresse dĂ©clarĂ©e sera rĂ©putĂ©e faite Ă sa personne. Faute par elle dâavoir dĂ©clarĂ© un changement dâadresse, la partie civile ne peut opposer le dĂ©faut de notification des actes qui auraient dĂ» lui ĂȘtre notifiĂ©s aux termes de la loi. Un dĂ©cret prĂ©cise les conditions dâapplication du prĂ©sent article. » ; 2° AprĂšs lâarticle 183, il est insĂ©rĂ© un article 183-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 183-1. â Ă la demande de la victime qui a dĂ©posĂ© plainte sans sâĂȘtre toutefois constituĂ©e partie civile, lâordonnance de non-lieu, une fois devenue dĂ©finitive, est portĂ©e Ă sa connaissance par tout moyen. » ; 3° Lâarticle 391 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Lorsque la victime ne comprend pas la langue française, elle a droit, Ă sa demande, Ă une traduction de lâavis dâaudience. Ă titre exceptionnel, il peut en ĂȘtre effectuĂ© une traduction orale ou un rĂ©sumĂ© oral. » ; 4° Les troisiĂšme Ă dernier alinĂ©as de lâarticle 75 sont supprimĂ©s ; 5° Lâarticle 53-1 est abrogĂ© ; 6° Au premier alinĂ©a de lâarticle 40-4, les rĂ©fĂ©rences des articles 53-1 et 75 » sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence de lâarticle 10-2 ». Article 4 quater A nouveauLâarticle 706-15 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par les mots dâune demande dâindemnitĂ© ou de saisir le fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et dâautres infractions dâune demande dâaide au recouvrement ». Article 4 quater nouveauI. â Lâarticle 132-20 du code pĂ©nal est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Les amendes prononcĂ©es en matiĂšre contraventionnelle, correctionnelle et criminelle, Ă lâexception des amendes forfaitaires, font lâobjet dâune majoration de 10 %, perçue lors de leur recouvrement. Cette majoration, prononcĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă lâarticle 707-6 du code de procĂ©dure pĂ©nale, est destinĂ©e Ă financer lâaide aux victimes. » II. â AprĂšs lâarticle 707-5 du code de procĂ©dure pĂ©nale, il est insĂ©rĂ© un article 707-6 ainsi rĂ©digĂ© Art. 707-6. â Les amendes prononcĂ©es en matiĂšre contraventionnelle, correctionnelle et criminelle, Ă lâexception des amendes forfaitaires, font lâobjet dâune majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, perçue lors de leur recouvrement. Le montant de la majoration doit ĂȘtre fixĂ© en fonction des circonstances de lâinfraction, de la personnalitĂ© de son auteur ainsi que de sa situation matĂ©rielle, familiale et sociale. Ces mĂȘmes motifs peuvent justifier, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas prononcer la majoration par une dĂ©cision spĂ©cialement motivĂ©e de la juridiction. Cette majoration est destinĂ©e Ă financer lâaide aux victimes. Elle nâest pas applicable lorsque les amendes sont majorĂ©es en application des articles L. 211-27 et L. 421-8 du code des assurances. » III. â Le paragraphe 1 de la section 1 du chapitre VI du titre XII du code des douanes est complĂ©tĂ© par un article 409-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 409-1. â Lâarticle 707-6 du code de procĂ©dure pĂ©nale est applicable aux amendes douaniĂšres. » IV. â Le code monĂ©taire et financier est ainsi modifiĂ© 1° Le I de lâarticle L. 612-42 est ainsi rĂ©digĂ© I. â Les sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application de la prĂ©sente section font lâobjet dâune majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă la charge de la personne sanctionnĂ©e et destinĂ©e Ă financer lâaide aux victimes. Le IX de lâarticle L. 612-40 est applicable Ă cette majoration et les motifs quâil Ă©nonce peuvent justifier dâen moduler le montant ou, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas la prononcer. Les sanctions et astreintes prĂ©vues Ă la prĂ©sente section sont recouvrĂ©es par le TrĂ©sor public et versĂ©es au budget de lâĂtat. » ; 2° Lâavant-dernier alinĂ©a du III de lâarticle L. 621-15 est remplacĂ© par deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Les sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application du prĂ©sent III font lâobjet dâune majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă la charge de la personne sanctionnĂ©e et destinĂ©e Ă financer lâaide aux victimes. Le montant de la sanction et de la majoration doit ĂȘtre fixĂ© en fonction de la gravitĂ© des manquements commis et en relation avec les avantages ou les profits Ă©ventuellement tirĂ©s de ces manquements. Ces mĂȘmes motifs peuvent justifier, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas prononcer la majoration. » V. â AprĂšs lâarticle L. 464-5 du code de commerce, il est insĂ©rĂ© un article L. 464-5-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 464-5-1. â Les sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application des articles L. 464-2, L. 464-3 et L. 464-5 font lâobjet dâune majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă la charge de lâorganisme ou de lâentreprise sanctionnĂ© et destinĂ©e Ă financer lâaide aux victimes. Le troisiĂšme alinĂ©a du I de lâarticle L. 464-2 est applicable Ă cette majoration et les motifs quâil Ă©nonce peuvent justifier dâen moduler le montant ou, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas la prononcer. » VI. â AprĂšs le premier alinĂ©a du I de lâarticle 44 de la loi n° 2010-476 du 12 mai 2010 relative Ă lâouverture Ă la concurrence et Ă la rĂ©gulation du secteur des jeux dâargent et de hasard en ligne, sont insĂ©rĂ©s deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Ces sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application du mĂȘme article 43 font lâobjet dâune majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă la charge de lâopĂ©rateur sanctionnĂ© et destinĂ©e Ă financer lâaide aux victimes. Le montant de la majoration doit ĂȘtre fixĂ© en fonction de la gravitĂ© du manquement, de la situation de lâopĂ©rateur, de lâampleur du dommage causĂ© et des avantages qui en sont tirĂ©s. Ces mĂȘmes motifs peuvent justifier, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas prononcer la majoration. » Chapitre IV Dispositions diverses et de coordination Article 5Suppression conforme Article 5 bis A nouveauLe code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs lâarticle 306, il est insĂ©rĂ© un article 306-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 306-1. â Pour le jugement des crimes mentionnĂ©s Ă lâarticle 706-73 du prĂ©sent code, des crimes contre lâhumanitĂ© mentionnĂ©s au sous-titre Ier du titre Ier du livre II du code pĂ©nal, du crime de disparition forcĂ©e mentionnĂ© Ă lâarticle 221-12 du mĂȘme code, des crimes de tortures et dâactes de barbarie mentionnĂ©s aux articles 222-1 Ă 222-6 dudit code et des crimes de guerre mentionnĂ©s au chapitre Ier du livre IV bis du mĂȘme code, la cour, sans lâassistance du jury, peut Ă©galement ordonner le huis clos, par un arrĂȘt rendu en audience publique, pour le temps de lâaudition dâun tĂ©moin, si la dĂ©position publique de celui-ci est de nature Ă mettre gravement en danger sa vie ou son intĂ©gritĂ© physique ou psychique, ou celles des membres de sa famille ou de ses proches. » ; 2° AprĂšs lâarticle 400, il est insĂ©rĂ© un article 400-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 400-1. â Pour le jugement des dĂ©lits mentionnĂ©s Ă lâarticle 706-73 du prĂ©sent code et des dĂ©lits de guerre mentionnĂ©s au chapitre Ier du livre IV bis du code pĂ©nal, le tribunal peut ordonner le huis clos pour le temps de lâaudition dâun tĂ©moin, si la dĂ©position publique de celui-ci est de nature Ă mettre gravement en danger sa vie ou son intĂ©gritĂ© physique ou psychique, ou celles des membres de sa famille ou de ses proches. » ; 3° Lâarticle 628-1 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Par dĂ©rogation au second alinĂ©a de lâarticle 380-1, en cas dâappel dâun arrĂȘt de la cour dâassises de Paris compĂ©tente en application du prĂ©sent article, la chambre criminelle de la Cour de cassation peut dĂ©signer cette mĂȘme cour dâassises, autrement composĂ©e, pour connaĂźtre de lâappel. » ; 4° AprĂšs lâarticle 706-62, il est insĂ©rĂ© un article 706-62-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 706-62-1. â En cas de procĂ©dure portant sur un crime ou sur un dĂ©lit puni dâau moins trois ans dâemprisonnement, lorsque la rĂ©vĂ©lation de lâidentitĂ© dâun tĂ©moin est susceptible de mettre en danger sa vie ou son intĂ©gritĂ© physique ou psychologique, ou celles des membres de sa famille ou de ses proches, le juge dâinstruction ou le prĂ©sident de la juridiction de jugement peut, aprĂšs avis du ministĂšre public et des parties, ordonner que cette identitĂ© ne soit pas mentionnĂ©e au cours des audiences publiques et ne figure pas dans les dĂ©cisions de la juridiction dâinstruction ou de jugement pouvant faire lâobjet dâune diffusion publique. Le tĂ©moin est alors dĂ©signĂ© au cours de ces audiences ou dans ces dĂ©cisions par un numĂ©ro que lui attribue le juge dâinstruction ou le prĂ©sident de la juridiction de jugement. La dĂ©cision ordonnant la confidentialitĂ© de lâidentitĂ© du tĂ©moin nâest pas susceptible de recours. Le fait de rĂ©vĂ©ler sciemment lâidentitĂ© dâun tĂ©moin ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© des dispositions du prĂ©sent article ou de diffuser des informations permettant son identification est puni de 15 000 ⏠dâamende. » Article 5 bis Le code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° Le 8° bis et le 20° de lâarticle 706-73 sont abrogĂ©s ; 2° AprĂšs lâarticle 706-73, il est insĂ©rĂ© un article 706-73-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 706-73-1. â Le prĂ©sent titre, Ă lâexception de lâarticle 706-88, est Ă©galement applicable Ă lâenquĂȘte, la poursuite, lâinstruction et le jugement des dĂ©lits suivants 1° DĂ©lit dâescroquerie en bande organisĂ©e prĂ©vu au dernier alinĂ©a de lâarticle 313-2 du code pĂ©nal ; 2° DĂ©lits de dissimulation dâactivitĂ©s ou de salariĂ©s, de recours aux services dâune personne exerçant un travail dissimulĂ©, de marchandage de main-dâĆuvre, de prĂȘt illicite de main-dâĆuvre, dâemploi dâĂ©trangers sans titre de travail, commis en bande organisĂ©e prĂ©vus aux 1° et 3° de lâarticle L. 8221-1 et aux articles L. 8221-3, L. 8221-5, L. 8224-1, L. 8224-2, L. 8231-1, L. 8234-1, L. 8234-2, L. 8241-1, L. 8243-1, L. 8243-2, L. 8251-1 et L. 8256-2 du code du travail ; 3° DĂ©lits de blanchiment prĂ©vus aux articles 324-1 et 324-2 du code pĂ©nal, ou de recel prĂ©vus aux articles 321-1 et 321-2 du mĂȘme code, du produit, des revenus, des choses provenant des infractions mentionnĂ©es aux 1° et 2° du prĂ©sent article ; 4° DĂ©lits dâassociation de malfaiteurs prĂ©vus Ă lâarticle 450-1 du code pĂ©nal, lorsquâils ont pour objet la prĂ©paration de lâune des infractions mentionnĂ©es aux 1° Ă 3° du prĂ©sent article ; 5° DĂ©lit de non-justification de ressources correspondant au train de vie prĂ©vu Ă lâarticle 321-6-1 du code pĂ©nal, lorsquâil est en relation avec lâune des infractions mentionnĂ©es aux 1° Ă 4° du prĂ©sent article. » ; 3° Lâarticle 706-74 est ainsi modifiĂ© a Ă la fin du 1°, la rĂ©fĂ©rence de lâarticle 706-73 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences des articles 706-73 et 706-73-1 » ; b Au 2°, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 706-73 », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence ou du 4° de lâarticle 706-73-1 » ; 4° Ă la troisiĂšme phrase du sixiĂšme alinĂ©a de lâarticle 145, Ă la fin de la deuxiĂšme phrase du deuxiĂšme alinĂ©a de lâarticle 199 et Ă la fin de la deuxiĂšme phrase du troisiĂšme alinĂ©a du I de lâarticle 221-3, les mots visĂ©s Ă lâarticle 706-73 » sont remplacĂ©s par les mots mentionnĂ©s aux articles 706-73 et 706-73-1 » ; 5° Ă la fin de la derniĂšre phrase de lâarticle 77-2, au premier alinĂ©a des articles 230-40 et 706-81, aux articles 706-89 et 706-90, au premier alinĂ©a et Ă la fin du 3° de lâarticle 706-91, au premier alinĂ©a de lâarticle 706-94, Ă la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a des articles 706-95 et 706-96 et Ă la premiĂšre phrase de lâarticle 706-102-1, la rĂ©fĂ©rence de lâarticle 706-73 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences des articles 706-73 et 706-73-1 » ; 6° Au premier alinĂ©a de lâarticle 706-75, aux premier et dernier alinĂ©as de lâarticle 706-75-1 et Ă la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de lâarticle 706-77, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 18°, », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence 706-73-1 » ; 7° Ă lâarticle 706-75-2, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 11°, », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence 706-73-1 » ; 8° Ă lâarticle 706-79, au premier alinĂ©a des articles 706-80 et 706-103, Ă la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de lâarticle 721-3 et au second alinĂ©a de lâarticle 866, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 706-73 », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence , 706-73-1 » ; 8° bis nouveau Au premier alinĂ©a de lâarticle 706-87-1, la rĂ©fĂ©rence et 706-73 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences , 706-73 et 706-73-1 » ; 9° Les deux derniers alinĂ©as de lâarticle 706-88 sont supprimĂ©s ; 10° nouveau Ă lâavant-derniĂšre phrase du quatriĂšme alinĂ©a de lâarticle 114, la rĂ©fĂ©rence au I de » est remplacĂ©e par le mot à ». Article 5 ter Le titre Ier bis du livre V du code de procĂ©dure pĂ©nale est complĂ©tĂ© par un article 713-49 ainsi rĂ©digĂ© Art. 713-49. â Les dĂ©cisions prises en application du deuxiĂšme alinĂ©a de lâarticle 713-47 ou de lâarticle 713-48 et mettant Ă exĂ©cution tout ou partie de lâemprisonnement sont exĂ©cutoires par provision. Lorsque le condamnĂ© forme appel contre ces dĂ©cisions, son recours doit ĂȘtre examinĂ© dans un dĂ©lai de deux mois, Ă dĂ©faut de quoi il est remis en libertĂ© sâil nâest pas dĂ©tenu pour autre cause. » Article 5 quater A nouveauLe dernier alinĂ©a de lâarticle 131-4-1 du code pĂ©nal est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Si la personne est absente Ă lâaudience, la contrainte pĂ©nale devient exĂ©cutoire Ă compter du jour oĂč la personne a eu connaissance de la signification ou se lâest vu personnellement notifier. » Article 5 quater Conforme Article 5 quinquies nouveauLe second alinĂ©a de lâarticle 131-5-1 du code pĂ©nal est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Toutefois, cette peine peut ĂȘtre prononcĂ©e lorsque le prĂ©venu, absent Ă lâaudience, a fait connaĂźtre par Ă©crit son accord et quâil est reprĂ©sentĂ© par son avocat. » Article 5 sexies nouveauLâarticle 131-8 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© La peine de travail dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral peut Ă©galement ĂȘtre prononcĂ©e lorsque le prĂ©venu, absent Ă lâaudience, a fait connaĂźtre par Ă©crit son accord et quâil est reprĂ©sentĂ© par son avocat. » Article 5 septies A nouveauAprĂšs lâarticle 131-35-1 du code pĂ©nal, il est insĂ©rĂ© un article 131-35-2 ainsi rĂ©digĂ© Art. 131-35-2. â Lorsquâune peine consiste dans lâobligation dâaccomplir un stage, la durĂ©e de celui-ci ne peut excĂ©der un mois et son coĂ»t, sâil est Ă la charge du condamnĂ©, ne peut excĂ©der le montant de lâamende encourue pour les contraventions de la troisiĂšme classe. » Article 5 septies B nouveauAu dernier alinĂ©a de lâarticle 132-19 du code pĂ©nal, le mot ou » est remplacĂ© par le mot et ». Article 5 septies C nouveauLe dernier alinĂ©a de lâarticle 132-41 du code pĂ©nal est supprimĂ©. Article 5 septies nouveauLe troisiĂšme alinĂ©a de lâarticle 132-54 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Toutefois, ce sursis peut ĂȘtre ordonnĂ© lorsque le prĂ©venu, absent Ă lâaudience, a fait connaĂźtre par Ă©crit son accord et quâil est reprĂ©sentĂ© par son avocat. » Article 5 octies nouveauLa section 2 du chapitre II du titre III du livre Ier du mĂȘme code est ainsi modifiĂ©e 1° Est insĂ©rĂ©e une sous-section 5 bis intitulĂ©e De la conversion dâune peine dâemprisonnement ferme en sursis avec mise Ă lâĂ©preuve, travail dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, jours-amende ou contrainte pĂ©nale » et comprenant lâarticle 132-57 ; 2° Lâarticle 132-57 est ainsi modifiĂ© a Ă la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a, la premiĂšre occurrence du mot et » est remplacĂ©e par les mots selon les modalitĂ©s prĂ©vues aux articles 132-43 et 132-44 ; en ce cas, le juge de lâapplication des peines fixe le dĂ©lai dâĂ©preuve prĂ©vu Ă lâarticle 132-42 ainsi que les obligations particuliĂšres de la mesure en application de lâarticle 132-45. Le juge de lâapplication des peines peut Ă©galement ordonner » ; b Le premier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Le juge de lâapplication des peines peut Ă©galement ordonner que le condamnĂ© effectuera une contrainte pĂ©nale selon les modalitĂ©s prĂ©vues aux articles 713-42 Ă 713-48 du code de procĂ©dure pĂ©nale ; en ce cas, la durĂ©e maximale de lâemprisonnement encouru par le condamnĂ© en cas dâinobservation des obligations et des interdictions auxquelles il est astreint correspond Ă la durĂ©e de la peine dâemprisonnement initialement prononcĂ©e et le juge dâapplication des peines dĂ©termine les obligations particuliĂšres de la mesure en application de lâarticle 713-43 du mĂȘme code. » ; c AprĂšs le troisiĂšme alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Si le condamnĂ© doit exĂ©cuter plusieurs peines dâemprisonnement, le prĂ©sent article peut sâappliquer Ă chacune des peines prononcĂ©es, mĂȘme si le total de lâemprisonnement Ă exĂ©cuter excĂšde six mois. » Article 5 nonies nouveauLe code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° Le dernier alinĂ©a de lâarticle 41-4 est ainsi modifiĂ© a Ă la deuxiĂšme phrase, les mots de deux » sont remplacĂ©s par les mots dâun » ; b Ă la derniĂšre phrase, les mots le jugement ou » sont supprimĂ©s ; 2° Au premier alinĂ©a de lâarticle 41-5, les mots dernier domicile connu » sont remplacĂ©s par le mot domicile » ; 3° Lâarticle 99-2 est ainsi modifiĂ© a Au premier alinĂ©a, les mots de deux » sont remplacĂ©s par les mots dâun » ; b Ă la premiĂšre phrase des deuxiĂšme et troisiĂšme alinĂ©as, les mots appartenant aux personnes poursuivies » sont supprimĂ©s ; c Lâavant-dernier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par deux phrases ainsi rĂ©digĂ©es Toutefois, en cas de notification orale dâune dĂ©cision, prise en application du quatriĂšme alinĂ©a, de destruction de produits stupĂ©fiants susceptibles dâĂȘtre saisis Ă lâoccasion de lâexĂ©cution dâune commission rogatoire, cette dĂ©cision doit ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ©e dans les vingt-quatre heures devant la chambre de lâinstruction, par dĂ©claration au greffe du juge dâinstruction ou Ă lâautoritĂ© qui a procĂ©dĂ© Ă cette notification. Ces dĂ©lais et lâexercice du recours sont suspensifs. » Article 5 decies nouveauLe mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 1° Ă la fin du quatriĂšme alinĂ©a de lâarticle 179, les mots de lâordonnance de renvoi » sont remplacĂ©s par les mots soit de lâordonnance de renvoi ou, en cas dâappel, de lâarrĂȘt de renvoi non frappĂ© de pourvoi ou de lâarrĂȘt de la chambre criminelle rejetant le pourvoi, soit de la date Ă laquelle il a Ă©tĂ© ultĂ©rieurement placĂ© en dĂ©tention provisoire » ; 2° AprĂšs lâarticle 186-3, sont insĂ©rĂ©s des articles 186-4 et 186-5 ainsi rĂ©digĂ©s Art. 186-4. â En cas dâappel contre une ordonnance prĂ©vue Ă lâarticle 179, mĂȘme irrecevable, la chambre de lâinstruction statue dans les deux mois de lâordonnance, faute de quoi la personne dĂ©tenue est remise dâoffice en libertĂ©. Art. 186-5. â Les dĂ©lais relatifs Ă la durĂ©e de la dĂ©tention provisoire prĂ©vus aux articles 145-1 Ă 145-3 ne sont plus applicables lorsque le juge dâinstruction a rendu son ordonnance de renvoi devant la juridiction de jugement, mĂȘme en cas dâappel formĂ© contre cette ordonnance. » ; 3° AprĂšs lâarticle 194, il est insĂ©rĂ© un article 194-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 194-1. â Lorsque la chambre de lâinstruction est saisie sur renvoi aprĂšs cassation, les dispositions des articles 186-2, 186-4 et 194 fixant les dĂ©lais dans lesquelles elle doit statuer sont applicables. Ces dĂ©lais courent Ă compter de la rĂ©ception par la chambre de lâinstruction de lâarrĂȘt et du dossier transmis par la Cour de cassation. » ; 4° Lâarticle 199 est ainsi modifiĂ© a Lâavant-dernier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e En cas dâappel du ministĂšre public contre une dĂ©cision de refus de placement en dĂ©tention provisoire ou de remise en libertĂ©, la personne concernĂ©e est avisĂ©e de la date dâaudience et sa comparution personnelle est de droit. » ; b Le dernier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par les mots , ou de dix jours si la chambre de lâinstruction statue sur renvoi aprĂšs cassation » ; 5° Au premier alinĂ©a de lâarticle 574-1, aprĂšs le mot accusation », sont insĂ©rĂ©s les mots ou ordonnant le renvoi devant le tribunal correctionnel ». Article 5 undecies nouveauAu deuxiĂšme alinĂ©a de lâarticle 215 du mĂȘme code, les mots dispositions de lâarticle 181 » sont remplacĂ©s par les rĂ©fĂ©rences articles 181 et 184 ». Article 5 duodecies nouveauĂ la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de lâarticle 394 du mĂȘme code, le mot deux » est remplacĂ© par le mot six ». Article 5 terdecies nouveauAu troisiĂšme alinĂ©a de lâarticle 665 du mĂȘme code, les mots de huit jours » sont remplacĂ©s par les mots dâun mois ». Article 5 quaterdecies nouveauLâarticle 721-1 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© LâapprĂ©ciation des efforts de rĂ©insertion en vue de lâoctroi des rĂ©ductions supplĂ©mentaires de peine doit tenir compte de lâimpact sur le condamnĂ© des conditions matĂ©rielles de dĂ©tention et du taux dâoccupation de lâĂ©tablissement pĂ©nitentiaire. » Article 5 quindecies nouveauAu deuxiĂšme alinĂ©a de lâarticle 723-15-2 du mĂȘme code, le mot quatre » est remplacĂ© par le mot six ». Article 5 sexdecies nouveauLâarticle 762 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© La personne condamnĂ©e Ă la peine de jours-amende et contre qui la mise Ă exĂ©cution de lâemprisonnement a Ă©tĂ© prononcĂ©e peut prĂ©venir cette mise Ă exĂ©cution ou en faire cesser les effets en payant lâintĂ©gralitĂ© de lâamende. » Article 5 septdecies A nouveauLe code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs lâarticle 11-1, il est insĂ©rĂ© un article 11-2 ainsi rĂ©digĂ© Art. 11-2. â Sans prĂ©judice de lâarticle 706-47-4, le procureur de la RĂ©publique peut informer les administrations ou les organismes compĂ©tents de lâexistence dâune enquĂȘte ou dâune instruction en cours concernant une personne dont lâactivitĂ© professionnelle ou sociale, en application de la loi ou du rĂšglement, est placĂ©e sous le contrĂŽle ou lâautoritĂ© de ces administrations ou de ces organismes lorsque, en raison de la nature de lâinfraction ou des circonstances de sa commission, la transmission de cette information paraĂźt nĂ©cessaire Ă lâexercice de ce contrĂŽle ou de cette autoritĂ©. Les administrations ou les organismes destinataires de cette information ne peuvent la communiquer quâaux personnes compĂ©tentes pour faire cesser ou suspendre lâexercice de cette activitĂ©. » ; 2° AprĂšs le 12° de lâarticle 138, il est insĂ©rĂ© un 12° bis ainsi rĂ©digĂ© 12° bis Ne pas exercer une activitĂ© impliquant un contact habituel avec des mineurs ; » 3° AprĂšs lâarticle 706-47-3, il est insĂ©rĂ© un article 706-47-4 ainsi rĂ©digĂ© Art. 706-47-4. â I. â Lorsquâune personne exerçant une activitĂ© professionnelle ou sociale impliquant un contact habituel avec des mineurs et dont lâexercice est contrĂŽlĂ©, directement ou indirectement, par une autoritĂ© administrative est renvoyĂ©e devant une juridiction de jugement, mise en examen ou condamnĂ©e pour lâune des infractions mentionnĂ©es au II, le ministĂšre public en informe cette autoritĂ©. Cette information peut Ă©galement ĂȘtre communiquĂ©e au cours de lâenquĂȘte ou de lâinstruction. Lorsque lâinformation concerne une enquĂȘte ou une instruction en cours, les autoritĂ©s qui en sont destinataires ne peuvent la communiquer quâaux personnes compĂ©tentes pour faire cesser ou suspendre lâexercice de cette activitĂ©. II. â Les infractions qui donnent lieu Ă lâinformation mentionnĂ©e au I sont 1° Les crimes et les dĂ©lits prĂ©vus Ă lâarticle 706-47 du prĂ©sent code ; 2° Les crimes et les dĂ©lits prĂ©vus aux articles 222-1 Ă 222-14 du code pĂ©nal, lorsquâils sont commis sur un mineur de quinze ans ; 3° Les dĂ©lits prĂ©vus aux articles 222-32 et 222-33 du mĂȘme code ; 4° Les dĂ©lits prĂ©vus au deuxiĂšme alinĂ©a de lâarticle 222-39 et aux articles 227-18, 227-18-1, 227-19 et 227-21 dudit code ; 5° Les crimes et les dĂ©lits prĂ©vus aux articles 421-1 Ă 421-6 du mĂȘme code. III. â Le ministĂšre public peut Ă©galement informer lâautoritĂ© administrative compĂ©tente de toutes procĂ©dures portant sur des infractions autres que celles prĂ©vues au II et concernant une personne mentionnĂ©e au I lorsquâelle est renvoyĂ©e devant une juridiction de jugement, mise en examen ou condamnĂ©e pour des faits qui, en raison de leur nature ou des circonstances de leur commission, paraissent devoir ĂȘtre portĂ©s Ă la connaissance de cette autoritĂ© afin que celle-ci prenne, le cas Ă©chĂ©ant, les dĂ©cisions quâelle estime nĂ©cessaires Ă la protection des mineurs. IV. â Un dĂ©cret prĂ©cise les modalitĂ©s dâapplication du prĂ©sent article. Il dĂ©termine notamment 1° Les catĂ©gories de professions et dâactivitĂ©s concernĂ©es ; 2° Les autoritĂ©s destinataires des informations ; 3° La nature des informations et, le cas Ă©chĂ©ant, des documents pouvant ou devant ĂȘtre communiquĂ©s Ă ces autoritĂ©s. » ; 4° Le 1° de lâarticle 776 est complĂ©tĂ© par les mots ou pour le contrĂŽle de lâexercice des emplois publics ». Article 5 septdecies B nouveauLe code du sport est ainsi modifiĂ© 1° Au II de lâarticle L. 212-9, les deux occurrences du mot a » sont supprimĂ©es ; 2° Ă lâarticle L. 212-10, les mots contre rĂ©munĂ©ration » sont supprimĂ©s. Article 5 septdecies C nouveauAu dernier alinĂ©a de lâarticle L. 914-6 du code de lâĂ©ducation, aprĂšs le mot du », sont insĂ©rĂ©s les mots premier ou du ». Article 5 septdecies D nouveauLe code de lâaction sociale et des familles est ainsi modifiĂ© 1° Lâarticle L. 133-6 est ainsi modifiĂ© a Le 2° est ainsi rĂ©digĂ© 2° Au chapitre II, Ă lâexception du premier alinĂ©a de lâarticle 222-19 et de lâarticle 222-29-1, du mĂȘme titre II ; » b Le 3° est ainsi rĂ©digĂ© 3° Aux chapitres III, IV, V et VII, Ă lâexception des articles 227-22 Ă 227-27, dudit titre II ; » 2° AprĂšs lâarticle L. 133-6, il est insĂ©rĂ© un article L. 133-6-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 133-6-1. â LâincapacitĂ© dâexercice prĂ©vue Ă lâarticle L. 133-6 est effective sans condition de peine dâemprisonnement, et dĂšs lors que la condamnation est prononcĂ©e, pour les dĂ©lits prĂ©vus 1° Ă lâarticle 222-29-1 du code pĂ©nal ; 2° Aux articles 227-22 Ă 227-27 du mĂȘme code ; 3° Ă lâarticle 321-1 dudit code, lorsque lâobjet de lâinfraction provient du dĂ©lit mentionnĂ© Ă lâarticle 227-23 du mĂȘme code. » Article 5 septdecies E nouveauAprĂšs les mots afin de », la fin du dernier alinĂ©a de lâarticle 774 du code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi rĂ©digĂ©e complĂ©ter les dossiers individuels des personnes incarcĂ©rĂ©es, ainsi quâaux directeurs des services pĂ©nitentiaires dâinsertion et de probation, afin de leur permettre dâindividualiser les modalitĂ©s de prise en charge des personnes condamnĂ©es, notamment de proposer, pour les personnes incarcĂ©rĂ©es, un amĂ©nagement de peine ou une libĂ©ration sous contrainte. » Article 5 septdecies nouveauAu 9° bis du I de lâarticle L. 330-2 du code de la route, la rĂ©fĂ©rence de la directive 2011/82/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 25 octobre 2011 facilitant » est remplacĂ©e par les mots des instruments de lâUnion europĂ©enne destinĂ©s Ă faciliter ». Article 6SupprimĂ© Article 6 bis nouveauLâarticle 11-5 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative Ă la transparence financiĂšre de la vie politique est ainsi modifiĂ© 1° Au premier alinĂ©a, aprĂšs le mot à », sont insĂ©rĂ©s les mots un ou » ; 2° Le second alinĂ©a est remplacĂ© par quatre alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Les mĂȘmes peines sont applicables au bĂ©nĂ©ficiaire de dons consentis 1° Par une mĂȘme personne physique Ă un seul parti politique en violation du mĂȘme article 11-4 ; 2° Par une personne morale en violation dudit article 11-4 ; 3° Par un Ătat Ă©tranger ou une personne morale de droit Ă©tranger en violation du mĂȘme article 11-4. » Article 7La prĂ©sente loi est applicable Ă Wallis-et-Futuna, en PolynĂ©sie française et en Nouvelle-CalĂ©donie. Article 7 bis nouveauI. â Lâarticle 4 ter de la prĂ©sente loi entre en vigueur le 15 novembre 2015. II. â Lâarticle 4 quater entre en vigueur le 1er janvier 2016. Article 8Conforme DĂ©libĂ©rĂ© en sĂ©ance publique, Ă Paris, le 24 juin PrĂ©sident, SignĂ© Claude BARTOLONE ISSN 1240 - 8468 ImprimĂ© par lâAssemblĂ©e nationale © AssemblĂ©e nationale
SOMMAIRE Le criminel tient le civil en lâĂ©tat » sens de lâadage Lâabrogation partielle de lâadage par la loi du 10 juillet 2000 La loi du 5 mars 2007 quand le criminel ne tient plus le civil en lâĂ©tat Comment sâarticulent les actions civiles et pĂ©nales ? Lâadage prĂ©torien le criminel tient le civil en lâĂ©tat » a conduit Ă un engorgement des tribunaux pĂ©naux, avec une augmentation de constitutions de partie civile abusives. Le lĂ©gislateur prenant en compte cette situation a largement fait Ă©voluer cet adage avec la loi du 10 juillet 2000 et la loi du 5 mars 2007. Si sa portĂ©e a Ă©tĂ© rĂ©duite, elle nâest toutefois pas nulle. Avocats Picovschi vous alerte sur ces abus et sur la procĂ©dure en vigueur. Le criminel tient le civil en lâĂ©tat » sens de lâadage Cet adage Ă©tait codifiĂ© Ă lâancien article 4 du Code de procĂ©dure pĂ©nale et prĂ©voyait que dĂšs lors que les juridictions civile et pĂ©nale Ă©taient saisies et que les deux actions portaient sur les mĂȘmes faits, le juge civil devait surseoir Ă statuer. Il faut comprendre que le juge civil Ă©tait donc obligĂ© dâattendre que le juge pĂ©nal se prononce sur lâaction publique avant de se prononcer lui-mĂȘme. Le pĂ©nal jouissait donc dâune prioritĂ© sur le civil, le commercial et le prudâhomal. En plus dâĂȘtre prioritaire sur le civil, la rĂ©ponse pĂ©nale exerçait aussi une influence sur la dĂ©cision civile comment condamner une personne Ă indemniser sa victime au civil si elle nâĂ©tait pas condamnĂ©e au pĂ©nal ? Si Ă lâorigine le but poursuivi par le lĂ©gislateur Ă©tait de ne pas crĂ©er de contradiction entre les dĂ©cisions du juge civil et celles du juge pĂ©nal, des abus sont trĂšs vite apparus, conduisant Ă un engorgement des tribunaux pĂ©naux. Lâabrogation partielle de lâadage par la loi du 10 juillet 2000 Depuis la loi du 10 juillet 2000ayant introduit l'article 4-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, lâadage ne sâapplique plus concernant les fautes non intentionnelles. En consĂ©quence, une indemnisation sur le fondement de l'article 1240 du Code civil ancien article 1382 ou sur celui de l'article 452-1 du Code de la sĂ©curitĂ© sociale reste possible alors mĂȘme que le juge pĂ©nal a prononcĂ© une relaxe. De mĂȘme, en cas de dĂ©lits involontaires d'atteinte Ă la vie ou Ă l'intĂ©gritĂ© de la personne, le juge civil peut se prononcer sur la faute civile sans attendre que le juge pĂ©nal statue. Ă dĂ©faut, lâarticle 4-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale est considĂ©rĂ© par la jurisprudence comme Ă©tant d'ordre public ainsi, le juge civil doit suspendre d'office le prononcĂ© de sa dĂ©cision. La loi du 5 mars 2007 quand le criminel ne tient plus le civil en lâĂ©tat La rĂšgle selon laquelle le criminel tient le civil en lâĂ©tat » a fait lâobjet de vives critiques. Certains estimaient que cette obligation faite au juge civil de surseoir Ă statuer constituait un moyen, pour les personnes, souhaitant un gain de temps, de retarder l'issue de leur procĂšs. Une majoritĂ© de plaintes avec constitution de partie civile n'avaient en effet que pour seul but de paralyser un procĂšs, qu'il soit civil, commercial ou prud'homal. Ce principe qui apparaissait comme prĂ©dominant afin de prĂ©server toute contradiction entre les juridictions pĂ©nales et civiles est devenu petit Ă petit un outil au bĂ©nĂ©fice de l'une des parties Ă un procĂšs et une source de lenteur de la justice. Or rappelons que l'article 6 § 1 de la Convention europĂ©enne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des LibertĂ©s fondamentales CEDH du 4 novembre 1950 fonde notamment le droit Ă un procĂšs dans un dĂ©lai raisonnable. Il est apprĂ©ciĂ© selon la complexitĂ© des faits soumis au tribunal. La France a dĂ©jĂ fait lâobjet de condamnation pour la lenteur de ses procĂ©dures, notamment par la Cour europĂ©enne des droits de lâHomme, qui par un arrĂȘt du 28 novembre 2000 a indiquĂ© qu'il n'est plus possible aujourd'hui pour un Ătat d'invoquer l'encombrement du rĂŽle pour justifier la durĂ©e excessive des dĂ©lais de jugement ». Câest dans ce contexte que la loi du 5 mars 2007 est intervenue. Dans un souci de dĂ©sengorgement des tribunaux et dâefficacitĂ© de la justice, elle a modifiĂ© lâarticle 4 du Code de procĂ©dure pĂ©nale en restreignant sa portĂ©e. Ainsi selon cet alinĂ©a 3 La mise en mouvement de l'action publique n'impose pas la suspension du jugement des autres actions exercĂ©es devant la juridiction civile, de quelque nature qu'elles soient, mĂȘme si la dĂ©cision Ă intervenir au pĂ©nal est susceptible d'exercer, directement ou indirectement, une influence sur la solution du procĂšs civil ». Comment sâarticulent les actions civiles et pĂ©nales ? DĂ©sormais le principe selon lequel le criminel tient le civil en l'Ă©tat n'est plus automatique, et ce alors mĂȘme que les deux actions concernent le mĂȘme litige et les mĂȘmes personnes. Dans un arrĂȘt du 20 septembre 2017, la Cour de cassation a confirmĂ© que lorsque l'action introduite devant la juridiction civile n'est pas fondĂ©e sur les infractions pour lesquelles une information Ă©tait ouverte pour dâautres chefs dâaccusation, il n'y a pas lieu de surseoir Ă statuer dans l'attente de la dĂ©cision Ă intervenir au pĂ©nal Civ. 1, 20 septembre 2017, n° Toutefois lâadage nâa pas Ă©tĂ© complĂštement abrogĂ© et fait toujours lâobjet dâune application partielle dĂšs lors que la demande au civil ne concerne que la rĂ©paration du prĂ©judice subi en raison de l'infraction pĂ©nale. La loi du 5 mars 2007 modifiant l'article 4 du code de procĂ©dure pĂ©nale a ainsi remis en cause l'un des grands principes du droit pĂ©nal français selon lequel le criminel tient le civil en l'Ă©tat. Depuis 2007, lâintroduction dâune plainte avec constitution de partie civile et le fait dâavoir rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă la consignation prĂ©vue par la loi nâinterdisent plus au juge civil de statuer. Expert en droit pĂ©nal depuis plus de trente ans, Avocats Picovschi vous accompagne dans lâarticulation de lâaction publique et de lâaction civile pour servir vos intĂ©rĂȘts au mieux.
Article 62-2 EntrĂ©e en vigueur 2011-06-01 La garde Ă vue est une mesure de contrainte dĂ©cidĂ©e par un officier de police judiciaire, sous le contrĂŽle de l'autoritĂ© judiciaire, par laquelle une personne Ă l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tentĂ© de commettre un crime ou un dĂ©lit puni d'une peine d'emprisonnement est maintenue Ă la disposition des enquĂȘteurs. Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir Ă l'un au moins des objectifs suivants 1° Permettre l'exĂ©cution des investigations impliquant la prĂ©sence ou la participation de la personne ; 2° Garantir la prĂ©sentation de la personne devant le procureur de la RĂ©publique afin que ce magistrat puisse apprĂ©cier la suite Ă donner Ă l'enquĂȘte ; 3° EmpĂȘcher que la personne ne modifie les preuves ou indices matĂ©riels ; 4° EmpĂȘcher que la personne ne fasse pression sur les tĂ©moins ou les victimes ainsi que sur leur famille ou leurs proches ; 5° EmpĂȘcher que la personne ne se concerte avec d'autres personnes susceptibles d'ĂȘtre ses coauteurs ou complices ; 6° Garantir la mise en oeuvre des mesures destinĂ©es Ă faire cesser le crime ou le dĂ©lit.
En vertu de lĂąâŹâąarticle 40 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, Ă le procureur de la RĂ©publique reçoit les plaintes et les dĂ©nonciations et apprĂ©cie la suite Ă leur donner [1]Ă».Le parquet est investi de lĂąâŹâąopportunitĂ© des poursuites. Ce principe permet au parquet dĂąâŹâąapprĂ©cier selon sa conscience, en fonction du trouble causĂ© Ă lĂąâŹâąordre public, de la personnalitĂ© de lĂąâŹâąauteur et de la gravitĂ© de lĂąâŹâąinfraction, lĂąâŹâąopportunitĂ© soit dĂąâŹâąengager les poursuites, soit de recourir Ă une alternative aux poursuites [2], soit de classer sans suite la procĂ©dure dĂšs lors que les circonstances particuliĂšres liĂ©es Ă la commission des faits le rĂ©sulte des chiffres-clĂ©s de la Justice 2019, publiĂ©s chaque annĂ©e par la sous-direction de la statistique et des Ă©tudes du MinistĂšre de la Justice, que plus de 61 % des affaires considĂ©rĂ©es comme Ă non poursuivables Ă», cĂąâŹâąest-Ă -dire les affaires dans lesquelles les infractions sont insuffisamment caractĂ©risĂ©es ou dans lesquelles existe un dĂ©faut dĂąâŹâąĂ©lucidation, sont classĂ©es sans pourcentage reprĂ©sente plus de 2,8 millions de procĂšs-verbaux et environ 2 873 314 affaires pour la seule annĂ©e 2018 [3]. DĂšs lors, le constat est limpide les chiffres clĂ©s de la Justice 2019 dĂ©montrent que dans toutes affaires confondues, la majoritĂ© des affaires pĂ©nales est classĂ©e sans autant, le classement sans suite par le procureur de la RĂ©publique nĂąâŹâąest jamais un acte juridictionnel et nĂąâŹâąest donc pas revĂÂȘtu de lĂąâŹâąautoritĂ© de la chose jugĂ©e [4]. Cela signifie quĂąâŹâąil est tout Ă fait possible pour le procureur, de revenir sur sa dĂ©cision premiĂšre et exercer des poursuites, sans avoir Ă justifier de la survenance de faits nouveaux. Pour cela, le dĂ©lai de prescription de lĂąâŹâąaction publique, cĂąâŹâąest-Ă -dire la pĂ©riode au-delĂ de laquelle lĂąâŹâąauteur de lĂąâŹâąinfraction ne peut plus ĂÂȘtre poursuivi et jugĂ© par un tribunal, ne doit pas ĂÂȘtre expirĂ©.En outre, en matiĂšre criminelle, le procureur de la RĂ©publique doit obligatoirement requĂ©rir lĂąâŹâąouverture dĂąâŹâąune information judiciaire [5] par la voie dĂąâŹâąun rĂ©quisitoire introductif Ă©nonçant les faits qui sont lĂąâŹâąobjet de la poursuite et leur qualification pĂ©nale. Cela signifie que le juge dĂąâŹâąinstruction est obligatoirement saisi en cas de crime [6]. SĂąâŹâąil sĂąâŹâąavĂšre, aprĂšs investigations par le magistrat instructeur, que lĂąâŹâąinfraction criminelle dĂ©noncĂ©e est en rĂ©alitĂ©, inexistante, ou que lĂąâŹâąaction publique est prescrite ou encore que lĂąâŹâąauteur de lĂąâŹâąinfraction bĂ©nĂ©ficie dĂąâŹâąune cause dĂąâŹâąirresponsabilitĂ© pĂ©nale, le juge rendra une ordonnance de non-lieu, dans de tels cas, motivĂ©e en droit. Il peut Ă©galement motiver cette ordonnance en fait sĂąâŹâąil constate que les charges retenues contre le mis en cause sont insuffisantes pour poursuivre. En somme, on parlera, en matiĂšre criminelle, dĂąâŹâąune ordonnance de non-lieu et non dĂąâŹâąune dĂ©cision de classement sans lors, toute mise Ă lĂąâŹâąĂ©cart dĂąâŹâąune affaire pĂ©nale est justifiĂ©e par des motifs spĂ©cifiques et encadrĂ©s que nous aurons lĂąâŹâąoccasion dĂąâŹâąĂ©tudier la lecture des chiffres-clĂ©s de la Justice 2019, il nous est loisible de penser que la rĂ©ponse pĂ©nale est une est-ce vraiment le cas ? Quels moyens juridiques le droit français met Ă la disposition des justiciables Ă la suite dĂąâŹâąun classement sans suite ? NĂąâŹâąest-il pas possible dĂąâŹâąagir autrement et dĂąâŹâąobtenir tout de mĂÂȘme une rĂ©ponse pĂ©nale ?Pour rĂ©pondre Ă ces problĂ©matiques, il convient Ă titre liminaire de Ă comprendre Ă» la dĂ©cision de classement sans suite et de Ă poser lĂąâŹâąencadrement Ă» dont elle fait lĂąâŹâą Le sens de la dĂ©cision du classement sans suite1. Comprendre le classement sans suiteLa question qui se pose est la suivante Quels sont les motifs dĂąâŹâąune dĂ©cision de classement sans suite ?Alors que tout plaignant est intimement convaincu dĂąâŹâąavoir Ă©tĂ© victime dĂąâŹâąun acte dĂ©linquant, leur dĂ©sarroi est immense lorsque lĂąâŹâąaffaire est en dĂ©finitive, classĂ©e sans suite. Pourtant, cette dĂ©cision nĂąâŹâąa rien dĂąâŹâąirrĂ© les motifs du classement sans suite, cĂąâŹâąest aussi se dĂ©tacher de la rĂ©ponse la plus systĂ©mique quĂąâŹâąest la gestion des flux. Cet argument consiste Ă affirmer, et ce de maniĂšre trĂšs juste, que les tribunaux et notamment les parquets sont noyĂ©s par le flux dĂąâŹâąaffaires incessant Ă traiter et se trouvent surencombrĂ©s. Ce flux les inciterait ou les obligerait Ă classer sans suite des affaires dont les poursuites seraient, selon eux, autant, le lĂ©gislateur sĂąâŹâąacharne Ă diversifier la rĂ©ponse pĂ©nale et a instaurĂ© des alternatives aux poursuites ainsi que des modes de poursuites qui participent Ă la rĂ©alisation dĂąâŹâąobjectifs communs, ceux de la cĂ©lĂ©ritĂ© de la justice, de son efficacitĂ© mais aussi celui de lĂąâŹâąimportance de la rĂ©ponse pĂ© classement sans suite fait lĂąâŹâąobjet dĂąâŹâąun avis du parquet, ce qui implique Ă fortiori que lĂąâŹâąaffaire en question ait fait lĂąâŹâąobjet dĂąâŹâąun traitement, quĂąâŹâąelle ait Ă©tĂ© au minima instruite. Cet avis doit dĂąâŹâąailleurs indiquer le motif pour lequel le procureur a pris une dĂ©cision de classement. Il faut toutefois faire la diffĂ©rence entre lĂąâŹâąaffaire non enregistrĂ©e, qui est une affaire peu grave [7] dont lĂąâŹâąauteur est inconnu et qui donne lieu Ă un classement sans suite sans ĂÂȘtre enregistrĂ©e par le parquet dans le logiciel de gestion des affaires pĂ©nales [8] et lĂąâŹâąaffaire non poursuivable, qui est lĂąâŹâąaffaire traitĂ©e par le parquet, classĂ©e sans suite parce que la poursuite est impossible, soit pour un motif de fait, soit pour un motif de droit. Ce qui nous intĂ©resse dans cette Ă©tude, cĂąâŹâąest lĂąâŹâąaffaire non non poursuivable peut ĂÂȘtre classĂ©e sans suite sous deux formes. Il peut sĂąâŹâąagir dĂąâŹâąun classement pur et simple, appelĂ© le Ă classement sec Ă» qui ne sĂąâŹâąaccompagne dĂąâŹâąaucune mesure vis-Ă -vis du dĂ©linquant. Ce classement prĂ©sente des dangers dĂąâŹâąune part, le dĂ©linquant au mĂÂȘme titre que la victime peuvent dĂ©velopper un sentiment dĂąâŹâąimpunitĂ©, dĂąâŹâąautre part, le risque de rĂ©cidive[9].CĂąâŹâąest en ce sens que la loi du 23 juin 1999 a créé le Ă classement sous condition[10] Ă» prĂ©vu par lĂąâŹâąarticle 41-1 du Code de procĂ©dure pĂ©naleCPP. Ce classement sous condition est communĂ©ment connu sous lĂąâŹâąappellation des Ă recours Ă une aide Ă la dĂ©cision Ă». Il sĂąâŹâąagit en rĂ©alitĂ© de mesures listĂ©es Ă lĂąâŹâąarticle 41-1 du CPP qui permettent dĂąâŹâąassurer la rĂ©paration du dommage causĂ© Ă la victime, de mettre fin au trouble rĂ©sultant de lĂąâŹâąinfraction ou de contribuer au reclassement de lĂąâŹâąauteur des faits, mesures qui sont limitativement Ă©numĂ©rĂ©es par la loi Ă Le rappel Ă la loi ; ĂLa rĂ©alisation dĂąâŹâąun stage ou dĂąâŹâąune formation et notamment le stage de citoyennetĂ©, le stage de responsabilitĂ© parentale, le stage de sensibilisation Ă la lutte contre lĂąâŹâąachat dĂąâŹâąactes sexuels, le stage de responsabilisation pour la prĂ©vention et la lutte contre des violences au sein du couple et sexistes etcĂąâŹÂŠ ; Ă La rĂ©paration du dommage causĂ© ; Ă La rĂ©gularisation pour lĂąâŹâąauteur des faits de sa situation au regard de la loi ou des rĂšglements ; Ă En cas dĂąâŹâąinfraction commise soit contre son conjoint, son concubin ou son partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, soit contre ses enfants ou ceux de son conjoint, concubin ou partenaire, demander Ă lĂąâŹâąauteur des faits de rĂ©sider hors du domicile ou de la rĂ©sidence et le cas Ă©chĂ©ant, de sĂąâŹâąabstenir de paraĂtre dans ce domicile ou cette rĂ©sidence ; Ă La rĂ©alisation dĂąâŹâąune mission de mĂ©diation entre lĂąâŹâąauteur des faits et la victime, Ă la demande ou avec lĂąâŹâąaccord de la victime ; Ă Demander Ă lĂąâŹâąauteur des faits de ne pas paraĂtre, pour une durĂ©e nĂąâŹâąexcĂ©dant pas six mois, dans un ou plusieurs lieux dĂ©terminĂ©s dans lesquels lĂąâŹâąinfraction a Ă©tĂ© commise ou dans lesquels rĂ©side la lors, le procureur fait savoir au dĂ©linquant quĂąâŹâąil est prĂÂȘt Ă classer lĂąâŹâąaffaire sĂąâŹâąil accomplit telle ou telle condition. Le classement ne sera effectif que si la condition est ces mesures nĂąâŹâąont pas de force exĂ©cutoire au pĂ©nal, ce qui signifie que si elles ne sont pas exĂ©cutĂ©es, le procureur de la RĂ©publique doit, sauf Ă©lĂ©ment nouveau, soit recourir Ă une composition pĂ©nale qui est une mesure alternative aux poursuites, soit engager des poursuites. Autrement-dit, en cas dĂąâŹâąĂ©chec du classement sous condition en raison de lĂąâŹâąattitude de lĂąâŹâąauteur des faits, le Procureur ne peut plus classer sans suite, mais doit obligatoirement recourir Ă une mesure alternative aux poursuites ou du classement sans suite sec, dit aussi Ă pur et simple Ă» de lĂąâŹâąaffaire non poursuivable [11], plusieurs motifs peuvent ĂÂȘtre avancĂ©s Ă LĂąâŹâąabsence dĂąâŹâąinfraction ĂąâŹâ Les faits signalĂ©s ne constituent pas une infraction. CĂąâŹâąest-Ă -dire que le procureur considĂšre quĂąâŹâąil nĂąâŹâąy a pas eu de violation de la loi dans les faits dĂ©noncĂ©s par le plaignant. CĂąâŹâąest un motif de classement sans suite fondĂ© sur le fait quĂąâŹâąaucune infraction nĂąâŹâąest relevĂ©e dans la plainte, la dĂ©nonciation ou dans les procĂšs-verbaux de LĂąâŹâąinfraction est insuffisamment caractĂ©risĂ©e ce classement sans suite est connu sous lĂąâŹâąappellation du classement 21 ĂąâŹâ Toute infraction pĂ©nale doit ĂÂȘtre caractĂ©risĂ©e dans son Ă©lĂ©ment lĂ©gal, dans son Ă©lĂ©ment matĂ©riel et dans son Ă©lĂ©ment moral. Si lĂąâŹâąune des composantes fait dĂ©faut, il ne sera pas possible de caractĂ©riser lĂąâŹâąinfraction. Par exemple, si lĂąâŹâąintention frauduleuse ne peut ĂÂȘtre dĂ©montrĂ©e, lĂąâŹâąinfraction ne sera pas caractĂ©risĂ©e. DĂšs lors, si les circonstances de lĂąâŹâąinfraction sont indĂ©terminĂ©es, la poursuite ne sera pas Le classement pour poursuites inopportunes ĂąâŹâ Il peut sĂąâŹâąagir ici de plusieurs motifs, Ă savoir le prĂ©judice causĂ© par lĂąâŹâąinfraction nĂąâŹâąest pas assez important et le procureur estime alors que lĂąâŹâąaffaire nĂąâŹâąest pas dotĂ©e dĂąâŹâąun certain degrĂ© de gravitĂ© pour y donner suite faible importance du prĂ©judice.Ă DĂ©faut dĂąâŹâąĂ©lucidation/dĂ©faut dĂąâŹâąidentification de lĂąâŹâąauteur de lĂąâŹâąinfraction. Sont ici visĂ©s les cas dans lesquels il nĂąâŹâąy a pas assez dĂąâŹâąindices ou de preuves pour Ă©lucider les faits et les cas dans lesquels lĂąâŹâąauteur de lĂąâŹâąinfraction ne parvient pas Ă ĂÂȘtre identifiĂ©.Motifs de droit Ă LĂąâŹâąauteur de lĂąâŹâąinfraction bĂ©nĂ©ficie dĂąâŹâąune immunitĂ©. LĂąâŹâąimmunitĂ© est un motif de classement sans suite fondĂ© sur le fait que lĂąâŹâąauteur dĂąâŹâąune infraction ne peut ĂÂȘtre poursuivi en raison dĂąâŹâąun obstacle prĂ©vu par la loi. Il sĂąâŹâąagit par exemple de lĂąâŹâąimmunitĂ© LĂąâŹâąirresponsabilitĂ© pĂ©nale. LĂąâŹâąauteur de lĂąâŹâąinfraction ne peut ĂÂȘtre poursuivi en raison de son irresponsabilitĂ© pĂ©nale rĂ©sultant soit dĂąâŹâąune cause subjective trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrĂÂŽle de ses actes, contrainte, erreur de droit, soit dĂąâŹâąune cause objective lĂ©gitime dĂ©fense, Ă©tat de nĂ©cessitĂ©, commandement de lĂąâŹâąautoritĂ© lĂ©gitime, autorisation de la loi.Ă LĂąâŹâąextinction de lĂąâŹâąaction publique ĂąâŹâ Les causes dĂąâŹâąextinction de lĂąâŹâąaction publique sont visĂ©es Ă lĂąâŹâąarticle 6 du CPP lĂąâŹâąautoritĂ© de la chose jugĂ©e, lĂąâŹâąabrogation de la loi pĂ©nale, le dĂ©cĂšs de la personne poursuivie, lĂąâŹâąamnistie, la motifs de classement sans suite prĂ©cisĂ©s ci-dessus ne sont pas LĂąâŹâąencadrement du classement sans suiteLe principe de lĂąâŹâąopportunitĂ© des poursuites laisse toute latitude au procureur qui peut tout Ă fait dĂ©cider de ne pas dĂ©clencher les poursuites alors mĂÂȘme que lĂąâŹâąinfraction est avĂ©rĂ©e [12]. DĂšs lors, et face Ă cette mesure dĂąâŹâąadministration judiciaire non sans consĂ©quence, la loi Perben II du 9 mars 2004 est venue instaurer un encadrement autour de cette dĂ© dĂąâŹâąabord, il est primordial de rappeler quĂąâŹâąen principe, la dĂ©cision de classement sans suite est une dĂ©cision non motivĂ©e. Toutefois, lorsque lĂąâŹâąauteur des faits est identifiĂ©, et que le procureur prend tout de mĂÂȘme la dĂ©cision de classer sans suite lĂąâŹâąaffaire, il sera assujetti Ă une obligation de Ă lĂąâŹâąarticle 40-2 du CPP, lorsque les faits portĂ©s Ă la connaissance du procureur constituent une infraction commise par une personne identifiĂ©e, celui-ci ne peut dĂ©sormais classer sans suite que Ă si les circonstances particuliĂšres liĂ©es Ă la commission des faits le justifient Ă» et Ă la condition dĂąâŹâąindiquer Ă les raisons juridiques ou dĂąâŹâąopportunitĂ© Ă» qui justifient cette dĂ© lĂąâŹâąarticle 40-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale pose lĂąâŹâąobligation pour le procureur dĂąâŹâąaviser les plaignants et les victimes de sa dĂ©cision de classer sans suite lĂąâŹâąaffaire. Il doit aviser les victimes des suites quĂąâŹâąil entend donner Ă leur plainte ou Ă leur convient de prĂ©ciser quĂąâŹâąil est possible, lorsquĂąâŹâąun dĂ©lai raisonnable est passĂ©, dĂąâŹâąĂ©crire directement au parquet pour avoir des nouvelles de la La rĂ©ponse pĂ©nale autrementLe classement sans suite dĂąâŹâąune affaire ne signifie pas pour autant quĂąâŹâąelle nĂąâŹâąa aucune chance dĂąâŹâąaboutir Ă un procĂšs pĂ©nal. Le droit pĂ©nal français offre Ă tout justiciable des moyens permettant de contrer le classement sans suite et de faire porter Ă la connaissance de la justice, ses prĂ© nous lĂąâŹâąavons prĂ©cisĂ© ci-dessus, la dĂ©cision de classement sans suite nĂąâŹâąa pas de caractĂšre dĂ©finitif. Ce qui signifie quĂąâŹâąelle peut ĂÂȘtre rĂ©vocable tant que la prescription nĂąâŹâąest pas acquise. Ainsi, et Ă tout moment, elle peut ĂÂȘtre remise en cause par le procureur sans quĂąâŹâąil ait Ă justifier sa nouvelle position, par exemple, en faisant Ă©tat de charges nouvelles. Ce caractĂšre provisoire tient Ă©galement au fait que la victime peut sĂąâŹâąopposer au classement en mettant elle-mĂÂȘme lĂąâŹâąaction publique en mouvement [13].Nous verrons alors comment la victime peut dĂ©noncer la dĂ©cision de classement sans suite et saisir le juge Le recours hiĂ©rarchique auprĂšs du Procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour dĂąâŹâąappelToute personne ayant dĂ©noncĂ© des faits au procureur de la RĂ©publique peut former un recours auprĂšs du procureur gĂ©nĂ©ral contre la dĂ©cision de classement sans suite prise Ă la suite de cette dĂ©nonciation [14]. Celui-ci peut alors enjoindre au procureur de la RĂ©publique, par instructions Ă©crites, dĂąâŹâąengager des poursuites. SĂąâŹâąil estime le recours infondĂ©, il en informe lĂąâŹâąintĂ©ressĂ©.2. La plainte avec constitution de partie civileAux termes de lĂąâŹâąarticle 85 du CPP, toute personne qui se prĂ©tend lĂ©sĂ©e par un crime ou un dĂ©lit peut, en portant plainte se constituer partie civile [15] devant le juge dĂąâŹâąinstruction compĂ© recevabilitĂ© de la plainte avec constitution de partie civile est soumise Ă certaines conditions Ă Pour ĂÂȘtre partie civile, il faut ĂÂȘtre victime dĂąâŹâąune infraction pĂ©nale, cĂąâŹâąest-Ă -dire que le plaignant doit avoir personnellement souffert du dommage directement causĂ© par lĂąâŹâąinfraction. Le prĂ©judice allĂ©guĂ© doit ĂÂȘtre certain et La plainte nĂąâŹâąest recevable quĂąâŹâąĂ condition que la personne justifie, soit que le procureur lui a fait connaĂtre, Ă la suite dĂąâŹâąune plainte dĂ©posĂ©e devant lui ou un service de police judiciaire, quĂąâŹâąil nĂąâŹâąengagera pas lui-mĂÂȘme des poursuites, soit quĂąâŹâąun dĂ©lai de trois mois sĂąâŹâąest Ă©coulĂ© depuis quĂąâŹâąelle a dĂ©posĂ© plainte. Cette condition ne vaut quĂąâŹâąen matiĂšre correctionnelle dĂ©lits. Elle nĂąâŹâąest pas requise sĂąâŹâąil sĂąâŹâąagit dĂąâŹâąun crime, dĂąâŹâąun dĂ©lit de presse injure, diffamation ou dĂąâŹâąune infraction au Code Ă© convient de noter que le juge dĂąâŹâąinstruction, aprĂšs avoir constatĂ© par ordonnance le dĂ©pĂÂŽt de la plainte, fixe le montant de la somme que le plaignant devra consigner au greffe de la juridiction dĂąâŹâąinstruction. Il sĂąâŹâąagit de la consignation qui est fixĂ©e en fonction des ressources de la partie civile. LĂąâŹâąarticle 88 du CPP prĂ©cise dĂąâŹâąailleurs in fine quĂąâŹâąelle devra ĂÂȘtre dĂ©posĂ©e au greffe dans le dĂ©lai indiquĂ© par le magistrat instructeur sous peine de non-recevabilitĂ© de la faite que si les ressources de la partie civile sont trĂšs faibles, le juge peut dispenser la partie civile de consignation garantit le paiement de lĂąâŹâąamende civile susceptible dĂąâŹâąĂÂȘtre prononcĂ©e en cas de constitution de partie civile abusive ou dilatoire [16].Par ailleurs, cette somme consignĂ©e est restituĂ©e lorsque cette amende nĂąâŹâąa pas Ă©tĂ© prononcĂ© plainte permet de dĂ©clencher lĂąâŹâąaction publique, au mĂÂȘme titre que la citation directe Crim., 8 dĂ©cembre 1906, Laurent-Atthalin.3. La citation directe ĂąâŹâ Auteur des faits connuLorsque lĂąâŹâąon estime que la dĂ©cision de classement sans suite nĂąâŹâąest pas justifiĂ©e, il est tout Ă fait possible de saisir directement la justice par le biais de la citation citation directe est une procĂ©dure rapide qui permet Ă la victime de saisir directement le tribunal de police si cĂąâŹâąest une contravention ou le tribunal correctionnel si cĂąâŹâąest un dĂ©lit sans quĂąâŹâąune enquĂÂȘte soit diligentĂ©e. DĂšs lors, si des investigations ne sont pas nĂ©cessaires, cĂąâŹâąest bel et bien parce que la victime est en possession de preuves suffisantes, permettant de prouver la commission des infractions allĂ©guĂ© la victime doit connaĂtre lĂąâŹâąidentitĂ© du prĂ©venu, cĂąâŹâąest-Ă -dire de la personne qui doit rĂ©pondre de lĂąâŹâąinfraction devant le tribunal pĂ© citation directe prend la forme dĂąâŹâąun exploit dĂąâŹâąhuissier informant le prĂ©venu quĂąâŹâąil doit comparaĂtre Ă lĂąâŹâąaudience en possession des justificatifs de ses les frais dĂąâŹâąhuissier pour dĂ©livrer la citation sont Ă payer par la victime. De plus, devant le tribunal correctionnel, il peut ĂÂȘtre demandĂ© Ă la victime de verser une consignation sauf si elle bĂ©nĂ©ficie de lĂąâŹâąaide juridictionnelle afin de garantir le paiement Ă©ventuel de lĂąâŹâąamende civile en cas de procĂ©dure conclusion, une victime dĂąâŹâąune infraction pĂ©nale dispose de plusieurs moyens juridiques pour faire entendre ses prĂ©tentions Ă lĂąâŹâąissue du classement sans suite de sa plainte. DĂšs lors, la rĂ©ponse pĂ©nale peut sĂąâŹâąobtenir GASNOT [1] Article 40 du Code de procĂ©dure pĂ©nale [2] La loi du 23 mars 2019 a abrogĂ© lĂąâŹâąune des alternatives aux poursuites la transaction par officier de police judiciaire. DĂ©sormais, il ne reste que deux procĂ©dures alternatives aux poursuites, la composition pĂ©nale et la convention judiciaire dĂąâŹâąintĂ©rĂÂȘt public. [3] AJ PĂ©nal, - Chiffres-clĂ©s de la Justice, Ă©dition 2019, Maud LĂ©na, RĂ©dactrice en chef, Dalloz [4] Crim., 6 juin 1952, Bull. Crim. 142 [5] LĂąâŹâąinformation judiciaire est lĂąâŹâąenquĂÂȘte menĂ©e par un juge dĂąâŹâąinstruction permettant de dĂ©terminer lĂąâŹâąexistence dĂąâŹâąune infraction ainsi que les auteurs de celle-ci. Ainsi, lorsque des investigations sont nĂ©cessaires Ă la manifestation de la vĂ©ritĂ© dĂąâŹâąune affaire pĂ©nale, les enquĂÂȘteurs vont agir, soit sous le contrĂÂŽle et lĂąâŹâąautoritĂ© du Procureur de la RĂ©publique la police judiciaire recherche alors les auteurs des infractions et collecte les preuves, soit sous la direction du juge dĂąâŹâąinstruction par le biais des commissions rogatoires. [6] Article 79 du Code de procĂ©dure pĂ©nale [7]Lorsque le Procureur estime quĂąâŹâąune affaire ne mĂ©rite pas un traitement judiciaire pour des raisons juridiques ou dĂąâŹâąopportunitĂ©, en ce que, par exemple, elle ne rĂ©vĂšle aucune violation de la loi, celle-ci sera qualifiĂ©e de Ă peu graveĂ». [8] Logiciel de gestion des affaires pĂ©nales CASSIOPEE [9] Dictionnaire Permanent SĂ©curitĂ© et conditions de travail ĂąâŹâ Poursuites et procĂ©dures, fĂ©vrier 2021 73. Classement Ă sec Ă» et classement Ă sous condition Ă», Dalloz Avocats. [10] En cas de succĂšs de la mesure, lĂąâŹâąaction publique nĂąâŹâąest pas Ă©teinte. [11]LĂąâŹâąaffaire non poursuivable est une affaire qui a Ă©tĂ© traitĂ©e par le parquet, mais qui a finalement Ă©tĂ© classĂ©e sans suite parce que la poursuite est impossible et ce, pour plusieurs motifs. [12]Ă La procĂ©dure pĂ©nale en cas pratique Ă» thĂšme lĂąâŹâąaction publique, Nicolas Jeanne, Ă©dition Dalloz 2019. [13]Dictionnaire Permanent SĂ©curitĂ© et conditions de travail ĂąâŹâ Poursuites et procĂ©dures, fĂ©vrier 2021 73. Classement Ă sec Ă» et classement Ă sous condition Ă», Dalloz Avocats. [14] Article 40-3 du Code de procĂ©dure pĂ©nale [15] La partie civile est le nom donnĂ© Ă la victime dĂąâŹâąune infraction lorsquĂąâŹâąelle exerce les droits qui lui sont reconnus en cette qualitĂ© devant les juridictions rĂ©pressives. [16] Article 177-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale
La garde Ă vueLa garde Ă vue est une mesure de contrainte dĂ©finie Ă lâarticle 62-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9627IPA, par laquelle une personne Ă lâencontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner quâelle a commis ou tentĂ© de commettre un crime ou un dĂ©lit puni dâune peine dâemprisonnement, est maintenue Ă la disposition des policiĂšre trĂšs ancienne, la garde Ă vue a fait lâobjet de nombreuses rĂ©formes qui se sont intensifiĂ©es depuis la loi n° 2000-516 du 15 juin 2000 N° Lexbase L0618AIQ, sous lâinfluence de la Cour europĂ©enne des droits de lâHomme, du Conseil Constitutionnel et finalement de la Cour de Cassation, pour aboutir au rĂ©gime avoir Ă©tĂ© principalement lâinstrument de la puissance policiĂšre, la garde Ă vue, si elle reste un instrument de contrainte au service de la recherche de la vĂ©ritĂ©, est graduellement devenue un mĂ©canisme plus Ă©quilibrĂ©, au sein duquel les droits de la dĂ©fense sont en rappellera ainsi principalement les avancĂ©es de la loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 N° Lexbase L9584IPN sur le droit Ă lâassistance effective dâun avocat dĂšs le dĂ©but de la garde Ă vue, la loi du 5 aoĂ»t 2013 n° 2013-711 N° Lexbase L6201IXX et son dĂ©cret dâapplication du 25 octobre 2013 n° 2013-958 N° Lexbase L4789IYZ inscrivant dans le Code de procĂ©dure pĂ©nale le droit Ă lâassistance dâun interprĂšte C. proc. pĂ©n., article prĂ©liminaire N° Lexbase L3311LTS, III ; art. 803-5 N° Lexbase L3187I3G et art. D. 594-3 N° Lexbase L4529IYE, puis la loi n° 2014-535 du 27 mai 2014 N° Lexbase L2680I3N portant transposition de la Directive 2012/13/UE du Parlement europĂ©en et du conseil du 22 mai 2012 relative au droit Ă lâinformation dans le cadre des procĂ©dures pĂ©nales N° Lexbase L3181ITY et qui a introduit lâinformation de la personne des motifs du placement, enfin la loi n° 2016-731 du 3 juin 2016 N° Lexbase L4202K87 permettant l'assistance par un avocat des personnes soupçonnĂ©es lors des opĂ©ration de reconstitution ou encore des sĂ©ances d'identification des rĂ©cemment, la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 N° Lexbase L6740LPC de rĂ©forme pour la Justice a introduit plusieurs modifications du rĂ©gime de la garde Ă vue qui constituent un mouvement de retrait de certains droits, avec en particulier la prĂ©sentation devenue facultative de la personne devant le procureur de la RĂ©publique ou le juge dâinstruction en cas de prolongation de la mesure C. proc. pĂ©n., art. 63 N° Lexbase L7438LP8.Les conditions de la garde Ă vue, le placement en garde Ă vue, lâexercice des droits lors de la garde Ă vue et le dĂ©roulement de la garde Ă vue sont rĂ©gis par les articles 62-2 et suivants du Code de procĂ©dure conditions de la garde Ă vueAfin de limiter le nombre de garde Ă vue, le lĂ©gislateur a soumis le placement Ă des conditions supplĂ©mentaires empruntĂ©es Ă la technique dĂ©jĂ connue en matiĂšre de dĂ©tention provisoire, consistant Ă dĂ©finir des cas limitatifs de placement en garde Ă vue. Ainsi, depuis la loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 N° Lexbase L9584IPN, les critĂšres de la garde Ă vue, autrefois justifiĂ©e par les nĂ©cessitĂ©s de l'enquĂȘte » rĂ©pondent Ă des conditions strictes tenant Ă lâinfraction et Ă lâauteur de les conditions tenant Ă lâinfraction, depuis la loi n° 2011-392 du 14 avril 2011, la garde Ă vue est rĂ©servĂ©e aux seuls crimes et dĂ©lits passibles d'une peine d' les conditions tenant Ă lâauteur, lâarticle 62-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9627IPA liste les cas de placement en garde Ă vue, laquelle ne peut sâappliquer quâĂ une personne, Ă lâencontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner quâelle a commis ou tentĂ© de commettre un crime ou un dĂ©lit puni dâune peine dâemprisonnement ».Le placement en garde Ă vueCâest Ă lâofficier de police judiciaire sous le contrĂŽle de lâautoritĂ© judiciaire de dĂ©cider de la mise en Ćuvre dâune garde Ă vue. Il peut le faire dâoffice ou sur instruction du procureur de la garde Ă vue sâexĂ©cute sous le contrĂŽle du procureur de la RĂ©publique C. proc. pĂ©n. art. 63 N° Lexbase L7438LP8 et, dans certains cas, du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention C. proc. pĂ©n., art. 63-4-2 N° Lexbase L4968K8I ; art. 706-88 N° Lexbase L4973K8P Ă 706-88-2 N° Lexbase L9641IPR en matiĂšre de prolongation de la mesure au-delĂ de la 48Ăšme heure.DĂšs le dĂ©but de la mesure, lâofficier de police judiciaire informe le procureur de la RĂ©publique par tout moyen du placement de la personne en garde Ă 63-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nal N° Lexbase L4971K8M dĂ©finit les rĂšgles relatives Ă lâinformation et la notification des droits du gardĂ© Ă des droits lors de la garde Ă vueLe dĂ©roulement de la garde Ă vueLe procureur de la RĂ©publique apprĂ©cie si le maintien de la personne en garde Ă vue et, le cas Ă©chĂ©ant, la prolongation de cette mesure sont nĂ©cessaires Ă lâenquĂȘte et proportionnels Ă la gravitĂ© des faits que la personne est soupçonnĂ©e dâavoir commis ou tentĂ© de durĂ©e de la garde Ă vue ne peut excĂ©der 24 heures C. proc. pĂ©n., art. 63 N° Lexbase L7438LP8. La durĂ©e de la garde Ă vue n'est pas excessive, mĂȘme s'il n'est diligentĂ© aucun acte Ă part l'audition de l'intĂ©ressĂ© en dĂ©but de garde Ă vue, si cette mesure n'excĂšde pas la durĂ©e lĂ©gale de 24 heures Chbre mixte, 7 juillet 2000, n° N° Lexbase A3810AUN.Les auditions et les confrontations de la garde Ă vue sont encadrĂ©s par lâarticle 63-4-3 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9632IPG.Lâarticle 63-8 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9637IPM prĂ©voit quâĂ lâissue de la garde Ă vue, la personne est, sur instruction du procureur de la RĂ©publique sous la direction duquel lâenquĂȘte est menĂ©e, soit remise en libertĂ© soit dĂ©fĂ©rĂ©e devant ce 77-2 I du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4940K8H prĂ©voit que toute personne contre laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner quâelle a commis ou tentĂ© de commettre une infraction punie dâune peine privative de libertĂ© et qui a fait lâobjet dâune garde Ă vue, peut, un an aprĂšs lâaccomplissement du premier de ces actes, demander au procureur de la RĂ©publique, par lettre recommandĂ©e avec dâavis de rĂ©ception ou par dĂ©claration au greffe contre rĂ©cĂ©pissĂ©, de consulter le dossier de la procĂ©dure aux fins de formuler ses que le renouvellement de la mesure supposait que le suspect ait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au procureur de la RĂ©publique, la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de rĂ©forme pour la justice N° Lexbase L6740LPC prĂ©cise dĂ©sormais que le procureur de la RĂ©publique peut subordonner son autorisation Ă la prĂ©sentation de la personne devant lui. Le principe est dĂ©sormais celui dâun renouvellement sans libre du suspect La loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 N° Lexbase L9584IPN a maintenu la possibilitĂ© dâauditionner librement les personnes suspectĂ©es dâune infraction Ă travers deux articles relatifs aux enquĂȘtes de flagrance, l'article 73, alinĂ©a 2 N° Lexbase L3153I38 et lâarticle 62, alinĂ©a 2 N° Lexbase L3155I3A du Code de procĂ©dure pĂ©nale, ce dernier article Ă©tant Ă©galement applicable aux enquĂȘtes prĂ©liminaires par renvoi de lâarticle 77 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L5572I3R.Dans sa version issue de la loi de 2011, lâarticle 73, alinĂ©a 2, disposait Lorsque la personne est prĂ©sentĂ©e devant l'officier de police judiciaire, son placement en garde Ă vue, lorsque les conditions de cette mesure prĂ©vues par le prĂ©sent code sont rĂ©unies, n'est pas obligatoire dĂšs lors qu'elle n'est pas tenue sous la contrainte de demeurer Ă la disposition des enquĂȘteurs et qu'elle a Ă©tĂ© informĂ©e qu'elle peut Ă tout moment quitter les locaux de police ou de gendarmerie. Le prĂ©sent alinĂ©a n'est toutefois pas applicable si la personne a Ă©tĂ© conduite par la force publique devant l'officier de police judiciaire ».Le lĂ©gislateur entendait ainsi faire dĂ©pendre lâapplication du rĂ©gime plus protecteur de la garde Ă vue de lâexistence dâune mesure de contrainte et non Ă lâexistence de raison plausibles de dâune question prioritaire de constitutionnalitĂ© au moment de lâentrĂ©e en vigueur de la loi, le Conseil constitutionnel a dĂ©clarĂ© ces dispositions conformes Ă la Constitution dans une dĂ©cision du 18 novembre 2011 ConsidĂ©rant que, si le respect des droits de la dĂ©fense impose, en principe, qu'une personne soupçonnĂ©e d'avoir commis une infraction ne peut ĂȘtre entendue, alors qu'elle est retenue contre sa volontĂ©, sans bĂ©nĂ©ficier de l'assistance effective d'un avocat, cette exigence constitutionnelle n'impose pas une telle assistance dĂšs lors que la personne soupçonnĂ©e ne fait l'objet d'aucune mesure de contrainte et consent Ă ĂȘtre entendue librement » Cons. const., dĂ©cision n° 2011-191/194/195/196/197 QPC du 18 novembre 2011 N° Lexbase A9214HZB.Cette dĂ©claration Ă©tait toutefois assortie de deux rĂ©serves dâinterprĂ©tation en ces termes ConsidĂ©rant que, toutefois, le respect des droits de la dĂ©fense exige qu'une personne Ă l'encontre de laquelle il apparaĂźt, avant son audition ou au cours de celle-ci, qu'il existe des raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tentĂ© de commettre une infraction pour laquelle elle pourrait ĂȘtre placĂ©e en garde Ă vue, ne puisse ĂȘtre entendue ou continuer Ă ĂȘtre entendue librement par les enquĂȘteurs que si elle a Ă©tĂ© informĂ©e de la nature et de la date de l'infraction qu'on la soupçonne d'avoir commise et de son droit de quitter Ă tout moment les locaux de police ou de gendarmerie ; que, sous cette rĂ©serve applicable aux auditions rĂ©alisĂ©es postĂ©rieurement Ă la publication de la prĂ©sente dĂ©cision, les dispositions du second alinĂ©a de l'article 62 du code de procĂ©dure pĂ©nale ne mĂ©connaissent pas les droits de la dĂ©fense ».Ainsi, au moment de son entrĂ©e en vigueur, la crainte existait de voir les autoritĂ©s judiciaires recourir Ă ce mĂ©canisme de maniĂšre abusive pour contourner les formalitĂ©s contraignantes de la garde Ă vue et la prĂ©sence de lâ ans plus tard, la loi n° 2014-535 du 27 mai 2014 entrĂ©e en vigueur le 2 juin 2014 portant transposition de la Directive 2012/13/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 22 mai 2012, relative au droit Ă l'information dans le cadre des procĂ©dures pĂ©nales N° Lexbase L2680I3N, a permis dâintĂ©grer dans la procĂ©dure pĂ©nale les rĂ©serves du Conseil constitutionnel en consacrant par ailleurs lâautonomie du rĂ©gime de lâaudition libre et la crĂ©ation du statut de suspect libre Circ. DACG, NOR JUSD1430472C, du 19 dĂ©cembre 2014, de prĂ©sentation des dispositions applicables Ă compter du 1er janvier 2015 de la loi n° 2014-535 du 27 mai 2014 portant transposition de la Directive 2012/13/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 22 mai 2012 N° Lexbase L4208I7Y.La loi a par ailleurs permis un alignement du rĂ©gime juridique de lâaudition libre sur celui de la garde Ă vue, par la crĂ©ation de lâarticle 61-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale spĂ©cifique Ă lâaudition libre, dans lequel a Ă©tĂ© notamment prĂ©vue la possibilitĂ© pour le suspect libre dâavoir accĂšs Ă un dispositions de lâarticle 61-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7470LPD sâappliquent Ă lâenquĂȘte de flagrance ; ainsi quâĂ lâenquĂȘte prĂ©liminaire C. proc. pĂ©n., art. 77 N° Lexbase L5572I3R ; Ă lâexĂ©cution dâune commission rogatoire C. proc. pĂ©n., art. 154 N° Lexbase L4962K8B et Ă lâenquĂȘte douaniĂšre C. douanes, art. 67 F N° Lexbase L3127I39.Les conditions de lâaudition libreLâaudition libre dâun tĂ©moin simple ou dâun tĂ©moin suspectĂ© en enquĂȘte prĂ©liminaire est envisagĂ©e aux articles 61-1 N° Lexbase L7470LPD et suivants du Code de procĂ©dure prĂ©visions viennent encadrer le rĂ©gime applicable Ă cette forme dâaudition est tout particuliĂšrement les droits qui leur sont accordĂ©s, lâassistance de lâavocat ou encore la question de la libre peut se dĂ©finir de façon nĂ©gative par lâabsence de contrainte et lâabsence de dĂ©roulement de lâaudition libreDepuis le 1er janvier 2015, les convocations Ă©crites adressĂ©es Ă la personne en vue de son audition, doivent indiquer, lâinfraction dont elle est suspectĂ©e, son droit dâĂȘtre assistĂ©e par un avocat ainsi que les conditions dâaccĂšs Ă lâaide juridictionnelle, les modalitĂ©s de dĂ©signation dâun avocat dâoffice et les lieux oĂč elle peut obtenir des conseils juridiques avant cette audition C. proc. pĂ©n., art. 61-1, al. 3 N° Lexbase L7470LPD.Toutefois, cette obligation est assortie dâune rĂ©serve importante puisquâelle nâest effective que pour autant que le dĂ©roulement de l'enquĂȘte le permet », ce qui laisse en pratique une marge de manĆuvre trĂšs importante que les enquĂȘteurs nâhĂ©sitent gĂ©nĂ©ralement pas Ă toute hypothĂšse, mĂȘme si une convocation Ă©crite a Ă©tĂ© adressĂ©e Ă la personne soupçonnĂ©e avec mention de ses droits, l'ensemble des droits prĂ©vus Ă l'article 61-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale n'en doit pas moins lui ĂȘtre Ă nouveau notifiĂ© Ă son arrivĂ©e dans les locaux de police ou de gendarmerie circulaire du 19 dĂ©cembre 2014, p. 4 N° Lexbase L4208I7Y.Le suspect bĂ©nĂ©ficie du droit de quitter les lieux, du droit Ă lâassistance dâun avocat et du droit au silence C. proc. pĂ©n., art. 61-1.Concernant la fin de lâaudition libre, le suspect peut Ă©ventuellement ĂȘtre placĂ© en garde Ă vue. De jurisprudence constante, une personne peut parfaitement ĂȘtre placĂ©e en garde Ă vue aprĂšs avoir Ă©tĂ© entendue librement sur les mĂȘmes faits Cass. crim., 6 mai 2002, n° N° Lexbase A5698CND.Les dispositions de lâarticle 77-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4940K8H trouvent Ă sâappliquer en matiĂšre dâaudition libre et peuvent permettre Ă la personne entendue de consulter le dossier de procĂ©dure aprĂšs lâĂ©coulement dâun dĂ©lai dâun an Ă compter de lâ des tĂ©moins et de la victimeLâaudition des tĂ©moinsLâaudition des tĂ©moins peut intervenir durant lâenquĂȘte, durant lâinstruction ou durant lâ fois une convocation Ă©mise, les personnes visĂ©es par la convocation sont tenues dây comparaitre. Le juge dâinstruction ou dans le cadre dâune enquĂȘte prĂ©liminaire ou flagrance lâofficier de police judiciaire sur lâautorisation du procureur de la RĂ©publique, peuvent en cas de refus de la personne de comparaitre contraindre cette derniĂšre par la force C. proc. pĂ©n., art. 153 N° Lexbase L0042LB8, 62 N° Lexbase L3155I3A, 438 N° Lexbase L4545AZD, 439 N° Lexbase L4571AZC. Un tel refus est sanctionnĂ© pĂ©nalement dâune peine dâamende de 3 750 euros C. pĂ©n., art. 434-15-1 N° Lexbase L2426AMS.Le faux tĂ©moignage est Ă©galement sanctionnĂ© pĂ©nalement C. pĂ©n., art. 434-13 N° Lexbase L1785AM3.Lâarticle 62 du Code de procĂ©dure pĂ©nale prĂ©voit que les personnes Ă l'encontre desquelles il n'existe aucune raison plausible de soupçonner qu'elles ont commis ou tentĂ© de commettre une infraction sont entendues par les enquĂȘteurs sans faire l'objet d'une mesure de contrainte ». Il sâagit du tĂ©moin contraire, lâarticle 61 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4985K87 prĂ©voit que si les nĂ©cessitĂ©s de l'enquĂȘte le justifient, ces personnes Ă l'encontre desquelles il n'existe aucune raison plausible de soupçonner qu'elles ont commis ou tentĂ© de commettre une infraction peuvent ĂȘtre retenues sous contrainte le temps strictement nĂ©cessaire Ă leur audition, sans que cette durĂ©e puis excĂ©der quatre heures. Le tĂ©moin a alors le statut de tĂ©moin contraint ».Lâaudition de la victimeLes officiers de police judiciaire et agents de police judiciaire informent par tout moyen les victimes de leur droit dâĂȘtre, si elles souhaitent se constituer partie civile, assistĂ©es dâun avocat quâelles peuvent choisir ou qui, Ă leur demande, est dĂ©signĂ© par le bĂątonnier de lâordre des avocats prĂšs la juridiction compĂ©tente, les frais Ă©tant Ă la charge des victimes sauf si elles remplissent les conditions dâaccĂšs Ă lâaide juridictionnelle ou si elles bĂ©nĂ©ficient dâune assurance de protection juridique » C. proc. pĂ©n., art. 10-2, § 3 N° Lexbase L7394LPK. Lâaudition ou la confrontation est menĂ©e sous la direction de lâofficier ou lâagent de police judiciaire qui peut Ă tout moment en cas de difficultĂ©, y mettre un terme et en aviser immĂ©diatement le procureur de la RĂ©publique qui informe sâil y a lieu, le bĂątonnier aux fins de dĂ©signation dâun autre avocat C. proc. pĂ©n., art. 64-4-3, al. 1 N° Lexbase L9632IPG.La loi reconnaĂźt dans un pur parallĂ©lisme, le droit pour la victime confrontĂ©e avec une personne gardĂ©e Ă vue d'ĂȘtre assistĂ©e par un avocat C. proc. pĂ©n., art. 61-2 N° Lexbase L2751I3B.
article 62 du code de procédure pénale