Article706-62-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale : consulter gratuitement tous les Articles du Code de procĂ©dure pĂ©nale. Le Code de procĂ©dure pĂ©nale regroupe les lois relatives au droit de procĂ©dure pĂ©nale français. Gratuit : Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code de procĂ©dure pĂ©nale ci-dessous : Article 706-62-2 . EntrĂ©e en vigueur 2020-01-01. Sans prĂ©judice de l'application de ArticleprĂ©liminaire. Livre Ier : De la conduite de la politique pĂ©nale, de l'exercice de l'action publique et de l'instruction (Articles 11 Ă  230-44) Titre II : Des enquĂȘtes et des contrĂŽles d'identitĂ© (Articles 53 Ă  78-7) Chapitre Ier : Des crimes et des dĂ©lits flagrants (Articles 53 Ă  74-2) Naviguer dans le sommaire du code. Codede procĂ©dure pĂ©nale : article 62-2 Conditions pour un placement en garde Ă  vue; Code de procĂ©dure pĂ©nale : articles 53 Ă  74-2 DurĂ©e et point de dĂ©part de la garde Ă  vue (article 63 Selonl'article 62 - 2 du code de procĂ©dure pĂ©nale : la garde Ă  vue est une mesure de contrainte dĂ©cidĂ©e par un officier de police judiciaire, sous le contrĂŽle de l'autoritĂ© judiciaire, par laquelle une personne Ă  l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tentĂ© de commettre CODEDE PROCÉDURE PÉNALE (PromulguĂ© le 2 avril 1963 et dĂ©clarĂ© exĂ©cutoire Ă  dater du 5 juillet 1963) Livre - I DE LA POLICE JUDICIAIRE ET DE L'INSTRUCTION. Titre - VI DE L'INSTRUCTION . Section - VII Du contrĂŽle judiciaire et de la dĂ©tention provisoire ( Loi n° 1.200 du 13 janvier 1998 ; section remplacĂ©e par la loi n° 1.343 du 26 dĂ©cembre 2007 ) Article 180 .- ( Loi n° 1.200 du Da77je. TEXTE ADOPTÉ n° 544 Petite loi » __ ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUATORZIÈME LÉGISLATURE SESSION ORDINAIRE DE 2014-2015 24 juin 2015 PROJET DE LOI portant adaptation de la procĂ©dure pĂ©nale au droit de l’Union europĂ©enne, MODIFIÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE EN PREMIÈRE LECTURE. ProcĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e L’AssemblĂ©e nationale a adoptĂ© le projet de loi dont la teneur suit Voir les numĂ©ros SĂ©nat 482 2013-2014, 61, 62 et 15 2014-2015. AssemblĂ©e nationale 2341 et 2763. Chapitre Ier Dispositions tendant Ă  transposer la dĂ©cision-cadre 2009/948/JAI du Conseil, du 30 novembre 2009, relative Ă  la prĂ©vention et au rĂšglement des conflits en matiĂšre d’exercice de la compĂ©tence dans le cadre des procĂ©dures pĂ©nales Article 1erConforme Chapitre II Dispositions tendant Ă  transposer la dĂ©cision-cadre 2009/829/JAI du Conseil, du 23 octobre 2009, concernant l’application, entre les États membres de l’Union europĂ©enne, du principe de reconnaissance mutuelle aux dĂ©cisions relatives Ă  des mesures de contrĂŽle en tant qu’alternative Ă  la dĂ©tention provisoire Article 2Conforme Chapitre III Dispositions tendant Ă  transposer la dĂ©cision-cadre 2008/947/JAI du Conseil, du 27 novembre 2008, concernant l’application du principe de reconnaissance mutuelle aux jugements et aux dĂ©cisions de probation aux fins de la surveillance des mesures de probation et des peines de substitution Article 3Conforme Article 3 bis nouveauL’article 926-1 du code de procĂ©dure pĂ©nale est abrogĂ©. Article 4Conforme Chapitre III bis Dispositions tendant Ă  transposer la directive 2011/99/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 13 dĂ©cembre 2011, relative Ă  la dĂ©cision de protection europĂ©enne Article 4 bis Conforme Chapitre III ter Dispositions tendant Ă  transposer la directive 2012/29/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 22 octobre 2012, Ă©tablissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes Article 4 ter Le code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° Le titre prĂ©liminaire du livre Ier est complĂ©tĂ© par un sous-titre III ainsi rĂ©digĂ© SOUS-TITRE III DES DROITS DES VICTIMES Art. 10-2. – Les officiers et les agents de police judiciaire informent par tout moyen les victimes de leur droit 1° D’obtenir la rĂ©paration de leur prĂ©judice, par l’indemnisation de celui-ci ou par tout autre moyen adaptĂ©, y compris, s’il y a lieu, en se voyant proposer une mesure de justice restaurative ; 2° De se constituer partie civile si l’action publique est mise en mouvement par le parquet ou en citant directement l’auteur des faits devant la juridiction compĂ©tente ou en portant plainte devant le juge d’instruction ; 3° D’ĂȘtre, si elles souhaitent se constituer partie civile, assistĂ©es d’un avocat qu’elles peuvent choisir ou qui, Ă  leur demande, est dĂ©signĂ© par le bĂątonnier de l’ordre des avocats prĂšs la juridiction compĂ©tente, les frais Ă©tant Ă  la charge des victimes sauf si elles remplissent les conditions d’accĂšs Ă  l’aide juridictionnelle ou si elles bĂ©nĂ©ficient d’une assurance de protection juridique ; 4° D’ĂȘtre aidĂ©es par un service relevant d’une ou de plusieurs collectivitĂ©s publiques ou par une association conventionnĂ©e d’aide aux victimes ; 5° De saisir, le cas Ă©chĂ©ant, la commission d’indemnisation des victimes d’infraction, lorsqu’il s’agit d’une infraction mentionnĂ©e aux articles 706-3 et 706-14 du prĂ©sent code ; 6° D’ĂȘtre informĂ©es sur les mesures de protection dont elles peuvent bĂ©nĂ©ficier et, notamment, de demander une ordonnance de protection, dans les conditions dĂ©finies aux articles 515-9 Ă  515-13 du code civil. Les victimes sont Ă©galement informĂ©es des peines encourues par les auteurs des violences et des conditions d’exĂ©cution des Ă©ventuelles condamnations qui pourraient ĂȘtre prononcĂ©es Ă  leur encontre ; 7° Pour les victimes qui ne comprennent pas la langue française, de bĂ©nĂ©ficier d’un interprĂšte et d’une traduction des informations indispensables Ă  l’exercice de leurs droits ; 8° D’ĂȘtre chacune, Ă  sa demande, Ă  tous les stades de la procĂ©dure, accompagnĂ©e par son reprĂ©sentant lĂ©gal et par la personne majeure de son choix, sauf dĂ©cision contraire motivĂ©e prise par l’autoritĂ© judiciaire compĂ©tente ; 9° nouveau De dĂ©clarer comme domicile l’adresse d’un tiers, sous rĂ©serve de l’accord exprĂšs de celui-ci. Art. 10-3. – Si la partie civile ne comprend pas la langue française et qu’elle en fait la demande, elle a droit, dans une langue qu’elle comprend, Ă  l’assistance d’un interprĂšte et Ă  la traduction des informations indispensables Ă  l’exercice de ses droits et qui lui sont, Ă  ce titre, remises ou notifiĂ©es en application du prĂ©sent code. S’il existe un doute sur la capacitĂ© de la partie civile Ă  comprendre la langue française, l’autoritĂ© qui procĂšde Ă  son audition ou devant laquelle cette personne comparaĂźt vĂ©rifie que la personne parle et comprend cette langue. À titre exceptionnel, il peut ĂȘtre effectuĂ© une traduction orale ou un rĂ©sumĂ© oral de ces informations. Les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par un dĂ©cret, qui dĂ©finit notamment les piĂšces essentielles devant faire l’objet d’une traduction. Art. 10-4. – À tous les stades de l’enquĂȘte, la victime peut, Ă  sa demande, ĂȘtre accompagnĂ©e par son reprĂ©sentant lĂ©gal et par la personne majeure de son choix, sauf dĂ©cision contraire motivĂ©e prise par l’autoritĂ© judiciaire compĂ©tente. Art. 10-5. – DĂšs que possible, les victimes font l’objet d’une Ă©valuation personnalisĂ©e, afin de dĂ©terminer si elles ont besoin de mesures spĂ©cifiques de protection au cours de la procĂ©dure pĂ©nale. L’autoritĂ© qui procĂšde Ă  l’audition de la victime recueille les premiers Ă©lĂ©ments permettant cette Ă©valuation. Au vu de ces Ă©lĂ©ments, l’évaluation peut ĂȘtre approfondie, avec l’accord de l’autoritĂ© judiciaire compĂ©tente. La victime est associĂ©e Ă  cette Ă©valuation. Le cas Ă©chĂ©ant, l’association d’aide aux victimes requise par le procureur de la RĂ©publique ou le juge d’instruction en application de l’article 41 y est Ă©galement associĂ©e ; son avis est joint Ă  la procĂ©dure. Les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. » ; 1° bis nouveau AprĂšs l’article 62-1, il est insĂ©rĂ© un article 62-1-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 62-1-1. – La victime qui souhaite se constituer partie civile peut dĂ©clarer 1° Une adresse personnelle ; 2° L’adresse d’une association habilitĂ©e, aprĂšs avoir recueilli son accord exprĂšs ; 3° Si elle est assistĂ©e d’un avocat, l’adresse de celui-ci aprĂšs avoir recueilli son accord exprĂšs ; 4° L’adresse d’un tiers, aprĂšs avoir recueilli son accord exprĂšs. Elle est avisĂ©e qu’elle doit signaler au procureur de la RĂ©publique, par lettre recommandĂ©e avec demande d’avis de rĂ©ception, tout changement de l’adresse dĂ©clarĂ©e. Elle est Ă©galement avisĂ©e que toute notification faite Ă  la derniĂšre adresse dĂ©clarĂ©e sera rĂ©putĂ©e faite Ă  sa personne. Faute par elle d’avoir dĂ©clarĂ© un changement d’adresse, la partie civile ne peut opposer le dĂ©faut de notification des actes qui auraient dĂ» lui ĂȘtre notifiĂ©s aux termes de la loi. Un dĂ©cret prĂ©cise les conditions d’application du prĂ©sent article. » ; 2° AprĂšs l’article 183, il est insĂ©rĂ© un article 183-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 183-1. – À la demande de la victime qui a dĂ©posĂ© plainte sans s’ĂȘtre toutefois constituĂ©e partie civile, l’ordonnance de non-lieu, une fois devenue dĂ©finitive, est portĂ©e Ă  sa connaissance par tout moyen. » ; 3° L’article 391 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Lorsque la victime ne comprend pas la langue française, elle a droit, Ă  sa demande, Ă  une traduction de l’avis d’audience. À titre exceptionnel, il peut en ĂȘtre effectuĂ© une traduction orale ou un rĂ©sumĂ© oral. » ; 4° Les troisiĂšme Ă  dernier alinĂ©as de l’article 75 sont supprimĂ©s ; 5° L’article 53-1 est abrogĂ© ; 6° Au premier alinĂ©a de l’article 40-4, les rĂ©fĂ©rences des articles 53-1 et 75 » sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence de l’article 10-2 ». Article 4 quater A nouveauL’article 706-15 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par les mots d’une demande d’indemnitĂ© ou de saisir le fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions d’une demande d’aide au recouvrement ». Article 4 quater nouveauI. – L’article 132-20 du code pĂ©nal est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Les amendes prononcĂ©es en matiĂšre contraventionnelle, correctionnelle et criminelle, Ă  l’exception des amendes forfaitaires, font l’objet d’une majoration de 10 %, perçue lors de leur recouvrement. Cette majoration, prononcĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 707-6 du code de procĂ©dure pĂ©nale, est destinĂ©e Ă  financer l’aide aux victimes. » II. – AprĂšs l’article 707-5 du code de procĂ©dure pĂ©nale, il est insĂ©rĂ© un article 707-6 ainsi rĂ©digĂ© Art. 707-6. – Les amendes prononcĂ©es en matiĂšre contraventionnelle, correctionnelle et criminelle, Ă  l’exception des amendes forfaitaires, font l’objet d’une majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, perçue lors de leur recouvrement. Le montant de la majoration doit ĂȘtre fixĂ© en fonction des circonstances de l’infraction, de la personnalitĂ© de son auteur ainsi que de sa situation matĂ©rielle, familiale et sociale. Ces mĂȘmes motifs peuvent justifier, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas prononcer la majoration par une dĂ©cision spĂ©cialement motivĂ©e de la juridiction. Cette majoration est destinĂ©e Ă  financer l’aide aux victimes. Elle n’est pas applicable lorsque les amendes sont majorĂ©es en application des articles L. 211-27 et L. 421-8 du code des assurances. » III. – Le paragraphe 1 de la section 1 du chapitre VI du titre XII du code des douanes est complĂ©tĂ© par un article 409-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 409-1. – L’article 707-6 du code de procĂ©dure pĂ©nale est applicable aux amendes douaniĂšres. » IV. – Le code monĂ©taire et financier est ainsi modifiĂ© 1° Le I de l’article L. 612-42 est ainsi rĂ©digĂ© I. – Les sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application de la prĂ©sente section font l’objet d’une majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă  la charge de la personne sanctionnĂ©e et destinĂ©e Ă  financer l’aide aux victimes. Le IX de l’article L. 612-40 est applicable Ă  cette majoration et les motifs qu’il Ă©nonce peuvent justifier d’en moduler le montant ou, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas la prononcer. Les sanctions et astreintes prĂ©vues Ă  la prĂ©sente section sont recouvrĂ©es par le TrĂ©sor public et versĂ©es au budget de l’État. » ; 2° L’avant-dernier alinĂ©a du III de l’article L. 621-15 est remplacĂ© par deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Les sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application du prĂ©sent III font l’objet d’une majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă  la charge de la personne sanctionnĂ©e et destinĂ©e Ă  financer l’aide aux victimes. Le montant de la sanction et de la majoration doit ĂȘtre fixĂ© en fonction de la gravitĂ© des manquements commis et en relation avec les avantages ou les profits Ă©ventuellement tirĂ©s de ces manquements. Ces mĂȘmes motifs peuvent justifier, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas prononcer la majoration. » V. – AprĂšs l’article L. 464-5 du code de commerce, il est insĂ©rĂ© un article L. 464-5-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 464-5-1. – Les sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application des articles L. 464-2, L. 464-3 et L. 464-5 font l’objet d’une majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă  la charge de l’organisme ou de l’entreprise sanctionnĂ© et destinĂ©e Ă  financer l’aide aux victimes. Le troisiĂšme alinĂ©a du I de l’article L. 464-2 est applicable Ă  cette majoration et les motifs qu’il Ă©nonce peuvent justifier d’en moduler le montant ou, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas la prononcer. » VI. – AprĂšs le premier alinĂ©a du I de l’article 44 de la loi n° 2010-476 du 12 mai 2010 relative Ă  l’ouverture Ă  la concurrence et Ă  la rĂ©gulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, sont insĂ©rĂ©s deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Ces sanctions pĂ©cuniaires prononcĂ©es en application du mĂȘme article 43 font l’objet d’une majoration, dans la limite de 10 % de leur montant, mise Ă  la charge de l’opĂ©rateur sanctionnĂ© et destinĂ©e Ă  financer l’aide aux victimes. Le montant de la majoration doit ĂȘtre fixĂ© en fonction de la gravitĂ© du manquement, de la situation de l’opĂ©rateur, de l’ampleur du dommage causĂ© et des avantages qui en sont tirĂ©s. Ces mĂȘmes motifs peuvent justifier, le cas Ă©chĂ©ant, de ne pas prononcer la majoration. » Chapitre IV Dispositions diverses et de coordination Article 5Suppression conforme Article 5 bis A nouveauLe code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs l’article 306, il est insĂ©rĂ© un article 306-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 306-1. – Pour le jugement des crimes mentionnĂ©s Ă  l’article 706-73 du prĂ©sent code, des crimes contre l’humanitĂ© mentionnĂ©s au sous-titre Ier du titre Ier du livre II du code pĂ©nal, du crime de disparition forcĂ©e mentionnĂ© Ă  l’article 221-12 du mĂȘme code, des crimes de tortures et d’actes de barbarie mentionnĂ©s aux articles 222-1 Ă  222-6 dudit code et des crimes de guerre mentionnĂ©s au chapitre Ier du livre IV bis du mĂȘme code, la cour, sans l’assistance du jury, peut Ă©galement ordonner le huis clos, par un arrĂȘt rendu en audience publique, pour le temps de l’audition d’un tĂ©moin, si la dĂ©position publique de celui-ci est de nature Ă  mettre gravement en danger sa vie ou son intĂ©gritĂ© physique ou psychique, ou celles des membres de sa famille ou de ses proches. » ; 2° AprĂšs l’article 400, il est insĂ©rĂ© un article 400-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 400-1. – Pour le jugement des dĂ©lits mentionnĂ©s Ă  l’article 706-73 du prĂ©sent code et des dĂ©lits de guerre mentionnĂ©s au chapitre Ier du livre IV bis du code pĂ©nal, le tribunal peut ordonner le huis clos pour le temps de l’audition d’un tĂ©moin, si la dĂ©position publique de celui-ci est de nature Ă  mettre gravement en danger sa vie ou son intĂ©gritĂ© physique ou psychique, ou celles des membres de sa famille ou de ses proches. » ; 3° L’article 628-1 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Par dĂ©rogation au second alinĂ©a de l’article 380-1, en cas d’appel d’un arrĂȘt de la cour d’assises de Paris compĂ©tente en application du prĂ©sent article, la chambre criminelle de la Cour de cassation peut dĂ©signer cette mĂȘme cour d’assises, autrement composĂ©e, pour connaĂźtre de l’appel. » ; 4° AprĂšs l’article 706-62, il est insĂ©rĂ© un article 706-62-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 706-62-1. – En cas de procĂ©dure portant sur un crime ou sur un dĂ©lit puni d’au moins trois ans d’emprisonnement, lorsque la rĂ©vĂ©lation de l’identitĂ© d’un tĂ©moin est susceptible de mettre en danger sa vie ou son intĂ©gritĂ© physique ou psychologique, ou celles des membres de sa famille ou de ses proches, le juge d’instruction ou le prĂ©sident de la juridiction de jugement peut, aprĂšs avis du ministĂšre public et des parties, ordonner que cette identitĂ© ne soit pas mentionnĂ©e au cours des audiences publiques et ne figure pas dans les dĂ©cisions de la juridiction d’instruction ou de jugement pouvant faire l’objet d’une diffusion publique. Le tĂ©moin est alors dĂ©signĂ© au cours de ces audiences ou dans ces dĂ©cisions par un numĂ©ro que lui attribue le juge d’instruction ou le prĂ©sident de la juridiction de jugement. La dĂ©cision ordonnant la confidentialitĂ© de l’identitĂ© du tĂ©moin n’est pas susceptible de recours. Le fait de rĂ©vĂ©ler sciemment l’identitĂ© d’un tĂ©moin ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© des dispositions du prĂ©sent article ou de diffuser des informations permettant son identification est puni de 15 000 € d’amende. » Article 5 bis Le code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° Le 8° bis et le 20° de l’article 706-73 sont abrogĂ©s ; 2° AprĂšs l’article 706-73, il est insĂ©rĂ© un article 706-73-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 706-73-1. – Le prĂ©sent titre, Ă  l’exception de l’article 706-88, est Ă©galement applicable Ă  l’enquĂȘte, la poursuite, l’instruction et le jugement des dĂ©lits suivants 1° DĂ©lit d’escroquerie en bande organisĂ©e prĂ©vu au dernier alinĂ©a de l’article 313-2 du code pĂ©nal ; 2° DĂ©lits de dissimulation d’activitĂ©s ou de salariĂ©s, de recours aux services d’une personne exerçant un travail dissimulĂ©, de marchandage de main-d’Ɠuvre, de prĂȘt illicite de main-d’Ɠuvre, d’emploi d’étrangers sans titre de travail, commis en bande organisĂ©e prĂ©vus aux 1° et 3° de l’article L. 8221-1 et aux articles L. 8221-3, L. 8221-5, L. 8224-1, L. 8224-2, L. 8231-1, L. 8234-1, L. 8234-2, L. 8241-1, L. 8243-1, L. 8243-2, L. 8251-1 et L. 8256-2 du code du travail ; 3° DĂ©lits de blanchiment prĂ©vus aux articles 324-1 et 324-2 du code pĂ©nal, ou de recel prĂ©vus aux articles 321-1 et 321-2 du mĂȘme code, du produit, des revenus, des choses provenant des infractions mentionnĂ©es aux 1° et 2° du prĂ©sent article ; 4° DĂ©lits d’association de malfaiteurs prĂ©vus Ă  l’article 450-1 du code pĂ©nal, lorsqu’ils ont pour objet la prĂ©paration de l’une des infractions mentionnĂ©es aux 1° Ă  3° du prĂ©sent article ; 5° DĂ©lit de non-justification de ressources correspondant au train de vie prĂ©vu Ă  l’article 321-6-1 du code pĂ©nal, lorsqu’il est en relation avec l’une des infractions mentionnĂ©es aux 1° Ă  4° du prĂ©sent article. » ; 3° L’article 706-74 est ainsi modifiĂ© a À la fin du 1°, la rĂ©fĂ©rence de l’article 706-73 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences des articles 706-73 et 706-73-1 » ; b Au 2°, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 706-73 », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence ou du 4° de l’article 706-73-1 » ; 4° À la troisiĂšme phrase du sixiĂšme alinĂ©a de l’article 145, Ă  la fin de la deuxiĂšme phrase du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 199 et Ă  la fin de la deuxiĂšme phrase du troisiĂšme alinĂ©a du I de l’article 221-3, les mots visĂ©s Ă  l’article 706-73 » sont remplacĂ©s par les mots mentionnĂ©s aux articles 706-73 et 706-73-1 » ; 5° À la fin de la derniĂšre phrase de l’article 77-2, au premier alinĂ©a des articles 230-40 et 706-81, aux articles 706-89 et 706-90, au premier alinĂ©a et Ă  la fin du 3° de l’article 706-91, au premier alinĂ©a de l’article 706-94, Ă  la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a des articles 706-95 et 706-96 et Ă  la premiĂšre phrase de l’article 706-102-1, la rĂ©fĂ©rence de l’article 706-73 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences des articles 706-73 et 706-73-1 » ; 6° Au premier alinĂ©a de l’article 706-75, aux premier et dernier alinĂ©as de l’article 706-75-1 et Ă  la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de l’article 706-77, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 18°, », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence 706-73-1 » ; 7° À l’article 706-75-2, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 11°, », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence 706-73-1 » ; 8° À l’article 706-79, au premier alinĂ©a des articles 706-80 et 706-103, Ă  la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de l’article 721-3 et au second alinĂ©a de l’article 866, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence 706-73 », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence , 706-73-1 » ; 8° bis nouveau Au premier alinĂ©a de l’article 706-87-1, la rĂ©fĂ©rence et 706-73 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences , 706-73 et 706-73-1 » ; 9° Les deux derniers alinĂ©as de l’article 706-88 sont supprimĂ©s ; 10° nouveau À l’avant-derniĂšre phrase du quatriĂšme alinĂ©a de l’article 114, la rĂ©fĂ©rence au I de » est remplacĂ©e par le mot Ă  ». Article 5 ter Le titre Ier bis du livre V du code de procĂ©dure pĂ©nale est complĂ©tĂ© par un article 713-49 ainsi rĂ©digĂ© Art. 713-49. – Les dĂ©cisions prises en application du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 713-47 ou de l’article 713-48 et mettant Ă  exĂ©cution tout ou partie de l’emprisonnement sont exĂ©cutoires par provision. Lorsque le condamnĂ© forme appel contre ces dĂ©cisions, son recours doit ĂȘtre examinĂ© dans un dĂ©lai de deux mois, Ă  dĂ©faut de quoi il est remis en libertĂ© s’il n’est pas dĂ©tenu pour autre cause. » Article 5 quater A nouveauLe dernier alinĂ©a de l’article 131-4-1 du code pĂ©nal est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Si la personne est absente Ă  l’audience, la contrainte pĂ©nale devient exĂ©cutoire Ă  compter du jour oĂč la personne a eu connaissance de la signification ou se l’est vu personnellement notifier. » Article 5 quater Conforme Article 5 quinquies nouveauLe second alinĂ©a de l’article 131-5-1 du code pĂ©nal est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Toutefois, cette peine peut ĂȘtre prononcĂ©e lorsque le prĂ©venu, absent Ă  l’audience, a fait connaĂźtre par Ă©crit son accord et qu’il est reprĂ©sentĂ© par son avocat. » Article 5 sexies nouveauL’article 131-8 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© La peine de travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral peut Ă©galement ĂȘtre prononcĂ©e lorsque le prĂ©venu, absent Ă  l’audience, a fait connaĂźtre par Ă©crit son accord et qu’il est reprĂ©sentĂ© par son avocat. » Article 5 septies A nouveauAprĂšs l’article 131-35-1 du code pĂ©nal, il est insĂ©rĂ© un article 131-35-2 ainsi rĂ©digĂ© Art. 131-35-2. – Lorsqu’une peine consiste dans l’obligation d’accomplir un stage, la durĂ©e de celui-ci ne peut excĂ©der un mois et son coĂ»t, s’il est Ă  la charge du condamnĂ©, ne peut excĂ©der le montant de l’amende encourue pour les contraventions de la troisiĂšme classe. » Article 5 septies B nouveauAu dernier alinĂ©a de l’article 132-19 du code pĂ©nal, le mot ou » est remplacĂ© par le mot et ». Article 5 septies C nouveauLe dernier alinĂ©a de l’article 132-41 du code pĂ©nal est supprimĂ©. Article 5 septies nouveauLe troisiĂšme alinĂ©a de l’article 132-54 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Toutefois, ce sursis peut ĂȘtre ordonnĂ© lorsque le prĂ©venu, absent Ă  l’audience, a fait connaĂźtre par Ă©crit son accord et qu’il est reprĂ©sentĂ© par son avocat. » Article 5 octies nouveauLa section 2 du chapitre II du titre III du livre Ier du mĂȘme code est ainsi modifiĂ©e 1° Est insĂ©rĂ©e une sous-section 5 bis intitulĂ©e De la conversion d’une peine d’emprisonnement ferme en sursis avec mise Ă  l’épreuve, travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, jours-amende ou contrainte pĂ©nale » et comprenant l’article 132-57 ; 2° L’article 132-57 est ainsi modifiĂ© a À la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a, la premiĂšre occurrence du mot et » est remplacĂ©e par les mots selon les modalitĂ©s prĂ©vues aux articles 132-43 et 132-44 ; en ce cas, le juge de l’application des peines fixe le dĂ©lai d’épreuve prĂ©vu Ă  l’article 132-42 ainsi que les obligations particuliĂšres de la mesure en application de l’article 132-45. Le juge de l’application des peines peut Ă©galement ordonner » ; b Le premier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Le juge de l’application des peines peut Ă©galement ordonner que le condamnĂ© effectuera une contrainte pĂ©nale selon les modalitĂ©s prĂ©vues aux articles 713-42 Ă  713-48 du code de procĂ©dure pĂ©nale ; en ce cas, la durĂ©e maximale de l’emprisonnement encouru par le condamnĂ© en cas d’inobservation des obligations et des interdictions auxquelles il est astreint correspond Ă  la durĂ©e de la peine d’emprisonnement initialement prononcĂ©e et le juge d’application des peines dĂ©termine les obligations particuliĂšres de la mesure en application de l’article 713-43 du mĂȘme code. » ; c AprĂšs le troisiĂšme alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Si le condamnĂ© doit exĂ©cuter plusieurs peines d’emprisonnement, le prĂ©sent article peut s’appliquer Ă  chacune des peines prononcĂ©es, mĂȘme si le total de l’emprisonnement Ă  exĂ©cuter excĂšde six mois. » Article 5 nonies nouveauLe code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° Le dernier alinĂ©a de l’article 41-4 est ainsi modifiĂ© a À la deuxiĂšme phrase, les mots de deux » sont remplacĂ©s par les mots d’un » ; b À la derniĂšre phrase, les mots le jugement ou » sont supprimĂ©s ; 2° Au premier alinĂ©a de l’article 41-5, les mots dernier domicile connu » sont remplacĂ©s par le mot domicile » ; 3° L’article 99-2 est ainsi modifiĂ© a Au premier alinĂ©a, les mots de deux » sont remplacĂ©s par les mots d’un » ; b À la premiĂšre phrase des deuxiĂšme et troisiĂšme alinĂ©as, les mots appartenant aux personnes poursuivies » sont supprimĂ©s ; c L’avant-dernier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par deux phrases ainsi rĂ©digĂ©es Toutefois, en cas de notification orale d’une dĂ©cision, prise en application du quatriĂšme alinĂ©a, de destruction de produits stupĂ©fiants susceptibles d’ĂȘtre saisis Ă  l’occasion de l’exĂ©cution d’une commission rogatoire, cette dĂ©cision doit ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ©e dans les vingt-quatre heures devant la chambre de l’instruction, par dĂ©claration au greffe du juge d’instruction ou Ă  l’autoritĂ© qui a procĂ©dĂ© Ă  cette notification. Ces dĂ©lais et l’exercice du recours sont suspensifs. » Article 5 decies nouveauLe mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 1° À la fin du quatriĂšme alinĂ©a de l’article 179, les mots de l’ordonnance de renvoi » sont remplacĂ©s par les mots soit de l’ordonnance de renvoi ou, en cas d’appel, de l’arrĂȘt de renvoi non frappĂ© de pourvoi ou de l’arrĂȘt de la chambre criminelle rejetant le pourvoi, soit de la date Ă  laquelle il a Ă©tĂ© ultĂ©rieurement placĂ© en dĂ©tention provisoire » ; 2° AprĂšs l’article 186-3, sont insĂ©rĂ©s des articles 186-4 et 186-5 ainsi rĂ©digĂ©s Art. 186-4. – En cas d’appel contre une ordonnance prĂ©vue Ă  l’article 179, mĂȘme irrecevable, la chambre de l’instruction statue dans les deux mois de l’ordonnance, faute de quoi la personne dĂ©tenue est remise d’office en libertĂ©. Art. 186-5. – Les dĂ©lais relatifs Ă  la durĂ©e de la dĂ©tention provisoire prĂ©vus aux articles 145-1 Ă  145-3 ne sont plus applicables lorsque le juge d’instruction a rendu son ordonnance de renvoi devant la juridiction de jugement, mĂȘme en cas d’appel formĂ© contre cette ordonnance. » ; 3° AprĂšs l’article 194, il est insĂ©rĂ© un article 194-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. 194-1. – Lorsque la chambre de l’instruction est saisie sur renvoi aprĂšs cassation, les dispositions des articles 186-2, 186-4 et 194 fixant les dĂ©lais dans lesquelles elle doit statuer sont applicables. Ces dĂ©lais courent Ă  compter de la rĂ©ception par la chambre de l’instruction de l’arrĂȘt et du dossier transmis par la Cour de cassation. » ; 4° L’article 199 est ainsi modifiĂ© a L’avant-dernier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e En cas d’appel du ministĂšre public contre une dĂ©cision de refus de placement en dĂ©tention provisoire ou de remise en libertĂ©, la personne concernĂ©e est avisĂ©e de la date d’audience et sa comparution personnelle est de droit. » ; b Le dernier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par les mots , ou de dix jours si la chambre de l’instruction statue sur renvoi aprĂšs cassation » ; 5° Au premier alinĂ©a de l’article 574-1, aprĂšs le mot accusation », sont insĂ©rĂ©s les mots ou ordonnant le renvoi devant le tribunal correctionnel ». Article 5 undecies nouveauAu deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 215 du mĂȘme code, les mots dispositions de l’article 181 » sont remplacĂ©s par les rĂ©fĂ©rences articles 181 et 184 ». Article 5 duodecies nouveauÀ la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de l’article 394 du mĂȘme code, le mot deux » est remplacĂ© par le mot six ». Article 5 terdecies nouveauAu troisiĂšme alinĂ©a de l’article 665 du mĂȘme code, les mots de huit jours » sont remplacĂ©s par les mots d’un mois ». Article 5 quaterdecies nouveauL’article 721-1 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© L’apprĂ©ciation des efforts de rĂ©insertion en vue de l’octroi des rĂ©ductions supplĂ©mentaires de peine doit tenir compte de l’impact sur le condamnĂ© des conditions matĂ©rielles de dĂ©tention et du taux d’occupation de l’établissement pĂ©nitentiaire. » Article 5 quindecies nouveauAu deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 723-15-2 du mĂȘme code, le mot quatre » est remplacĂ© par le mot six ». Article 5 sexdecies nouveauL’article 762 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© La personne condamnĂ©e Ă  la peine de jours-amende et contre qui la mise Ă  exĂ©cution de l’emprisonnement a Ă©tĂ© prononcĂ©e peut prĂ©venir cette mise Ă  exĂ©cution ou en faire cesser les effets en payant l’intĂ©gralitĂ© de l’amende. » Article 5 septdecies A nouveauLe code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs l’article 11-1, il est insĂ©rĂ© un article 11-2 ainsi rĂ©digĂ© Art. 11-2. – Sans prĂ©judice de l’article 706-47-4, le procureur de la RĂ©publique peut informer les administrations ou les organismes compĂ©tents de l’existence d’une enquĂȘte ou d’une instruction en cours concernant une personne dont l’activitĂ© professionnelle ou sociale, en application de la loi ou du rĂšglement, est placĂ©e sous le contrĂŽle ou l’autoritĂ© de ces administrations ou de ces organismes lorsque, en raison de la nature de l’infraction ou des circonstances de sa commission, la transmission de cette information paraĂźt nĂ©cessaire Ă  l’exercice de ce contrĂŽle ou de cette autoritĂ©. Les administrations ou les organismes destinataires de cette information ne peuvent la communiquer qu’aux personnes compĂ©tentes pour faire cesser ou suspendre l’exercice de cette activitĂ©. » ; 2° AprĂšs le 12° de l’article 138, il est insĂ©rĂ© un 12° bis ainsi rĂ©digĂ© 12° bis Ne pas exercer une activitĂ© impliquant un contact habituel avec des mineurs ; » 3° AprĂšs l’article 706-47-3, il est insĂ©rĂ© un article 706-47-4 ainsi rĂ©digĂ© Art. 706-47-4. – I. – Lorsqu’une personne exerçant une activitĂ© professionnelle ou sociale impliquant un contact habituel avec des mineurs et dont l’exercice est contrĂŽlĂ©, directement ou indirectement, par une autoritĂ© administrative est renvoyĂ©e devant une juridiction de jugement, mise en examen ou condamnĂ©e pour l’une des infractions mentionnĂ©es au II, le ministĂšre public en informe cette autoritĂ©. Cette information peut Ă©galement ĂȘtre communiquĂ©e au cours de l’enquĂȘte ou de l’instruction. Lorsque l’information concerne une enquĂȘte ou une instruction en cours, les autoritĂ©s qui en sont destinataires ne peuvent la communiquer qu’aux personnes compĂ©tentes pour faire cesser ou suspendre l’exercice de cette activitĂ©. II. – Les infractions qui donnent lieu Ă  l’information mentionnĂ©e au I sont 1° Les crimes et les dĂ©lits prĂ©vus Ă  l’article 706-47 du prĂ©sent code ; 2° Les crimes et les dĂ©lits prĂ©vus aux articles 222-1 Ă  222-14 du code pĂ©nal, lorsqu’ils sont commis sur un mineur de quinze ans ; 3° Les dĂ©lits prĂ©vus aux articles 222-32 et 222-33 du mĂȘme code ; 4° Les dĂ©lits prĂ©vus au deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 222-39 et aux articles 227-18, 227-18-1, 227-19 et 227-21 dudit code ; 5° Les crimes et les dĂ©lits prĂ©vus aux articles 421-1 Ă  421-6 du mĂȘme code. III. – Le ministĂšre public peut Ă©galement informer l’autoritĂ© administrative compĂ©tente de toutes procĂ©dures portant sur des infractions autres que celles prĂ©vues au II et concernant une personne mentionnĂ©e au I lorsqu’elle est renvoyĂ©e devant une juridiction de jugement, mise en examen ou condamnĂ©e pour des faits qui, en raison de leur nature ou des circonstances de leur commission, paraissent devoir ĂȘtre portĂ©s Ă  la connaissance de cette autoritĂ© afin que celle-ci prenne, le cas Ă©chĂ©ant, les dĂ©cisions qu’elle estime nĂ©cessaires Ă  la protection des mineurs. IV. – Un dĂ©cret prĂ©cise les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article. Il dĂ©termine notamment 1° Les catĂ©gories de professions et d’activitĂ©s concernĂ©es ; 2° Les autoritĂ©s destinataires des informations ; 3° La nature des informations et, le cas Ă©chĂ©ant, des documents pouvant ou devant ĂȘtre communiquĂ©s Ă  ces autoritĂ©s. » ; 4° Le 1° de l’article 776 est complĂ©tĂ© par les mots ou pour le contrĂŽle de l’exercice des emplois publics ». Article 5 septdecies B nouveauLe code du sport est ainsi modifiĂ© 1° Au II de l’article L. 212-9, les deux occurrences du mot a » sont supprimĂ©es ; 2° À l’article L. 212-10, les mots contre rĂ©munĂ©ration » sont supprimĂ©s. Article 5 septdecies C nouveauAu dernier alinĂ©a de l’article L. 914-6 du code de l’éducation, aprĂšs le mot du », sont insĂ©rĂ©s les mots premier ou du ». Article 5 septdecies D nouveauLe code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiĂ© 1° L’article L. 133-6 est ainsi modifiĂ© a Le 2° est ainsi rĂ©digĂ© 2° Au chapitre II, Ă  l’exception du premier alinĂ©a de l’article 222-19 et de l’article 222-29-1, du mĂȘme titre II ; » b Le 3° est ainsi rĂ©digĂ© 3° Aux chapitres III, IV, V et VII, Ă  l’exception des articles 227-22 Ă  227-27, dudit titre II ; » 2° AprĂšs l’article L. 133-6, il est insĂ©rĂ© un article L. 133-6-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 133-6-1. – L’incapacitĂ© d’exercice prĂ©vue Ă  l’article L. 133-6 est effective sans condition de peine d’emprisonnement, et dĂšs lors que la condamnation est prononcĂ©e, pour les dĂ©lits prĂ©vus 1° À l’article 222-29-1 du code pĂ©nal ; 2° Aux articles 227-22 Ă  227-27 du mĂȘme code ; 3° À l’article 321-1 dudit code, lorsque l’objet de l’infraction provient du dĂ©lit mentionnĂ© Ă  l’article 227-23 du mĂȘme code. » Article 5 septdecies E nouveauAprĂšs les mots afin de », la fin du dernier alinĂ©a de l’article 774 du code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi rĂ©digĂ©e complĂ©ter les dossiers individuels des personnes incarcĂ©rĂ©es, ainsi qu’aux directeurs des services pĂ©nitentiaires d’insertion et de probation, afin de leur permettre d’individualiser les modalitĂ©s de prise en charge des personnes condamnĂ©es, notamment de proposer, pour les personnes incarcĂ©rĂ©es, un amĂ©nagement de peine ou une libĂ©ration sous contrainte. » Article 5 septdecies nouveauAu 9° bis du I de l’article L. 330-2 du code de la route, la rĂ©fĂ©rence de la directive 2011/82/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 25 octobre 2011 facilitant » est remplacĂ©e par les mots des instruments de l’Union europĂ©enne destinĂ©s Ă  faciliter ». Article 6SupprimĂ© Article 6 bis nouveauL’article 11-5 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative Ă  la transparence financiĂšre de la vie politique est ainsi modifiĂ© 1° Au premier alinĂ©a, aprĂšs le mot Ă  », sont insĂ©rĂ©s les mots un ou » ; 2° Le second alinĂ©a est remplacĂ© par quatre alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Les mĂȘmes peines sont applicables au bĂ©nĂ©ficiaire de dons consentis 1° Par une mĂȘme personne physique Ă  un seul parti politique en violation du mĂȘme article 11-4 ; 2° Par une personne morale en violation dudit article 11-4 ; 3° Par un État Ă©tranger ou une personne morale de droit Ă©tranger en violation du mĂȘme article 11-4. » Article 7La prĂ©sente loi est applicable Ă  Wallis-et-Futuna, en PolynĂ©sie française et en Nouvelle-CalĂ©donie. Article 7 bis nouveauI. – L’article 4 ter de la prĂ©sente loi entre en vigueur le 15 novembre 2015. II. – L’article 4 quater entre en vigueur le 1er janvier 2016. Article 8Conforme DĂ©libĂ©rĂ© en sĂ©ance publique, Ă  Paris, le 24 juin PrĂ©sident, SignĂ© Claude BARTOLONE ISSN 1240 - 8468 ImprimĂ© par l’AssemblĂ©e nationale © AssemblĂ©e nationale SOMMAIRE Le criminel tient le civil en l’état » sens de l’adage L’abrogation partielle de l’adage par la loi du 10 juillet 2000 La loi du 5 mars 2007 quand le criminel ne tient plus le civil en l’état Comment s’articulent les actions civiles et pĂ©nales ? L’adage prĂ©torien le criminel tient le civil en l’état » a conduit Ă  un engorgement des tribunaux pĂ©naux, avec une augmentation de constitutions de partie civile abusives. Le lĂ©gislateur prenant en compte cette situation a largement fait Ă©voluer cet adage avec la loi du 10 juillet 2000 et la loi du 5 mars 2007. Si sa portĂ©e a Ă©tĂ© rĂ©duite, elle n’est toutefois pas nulle. Avocats Picovschi vous alerte sur ces abus et sur la procĂ©dure en vigueur. Le criminel tient le civil en l’état » sens de l’adage Cet adage Ă©tait codifiĂ© Ă  l’ancien article 4 du Code de procĂ©dure pĂ©nale et prĂ©voyait que dĂšs lors que les juridictions civile et pĂ©nale Ă©taient saisies et que les deux actions portaient sur les mĂȘmes faits, le juge civil devait surseoir Ă  statuer. Il faut comprendre que le juge civil Ă©tait donc obligĂ© d’attendre que le juge pĂ©nal se prononce sur l’action publique avant de se prononcer lui-mĂȘme. Le pĂ©nal jouissait donc d’une prioritĂ© sur le civil, le commercial et le prud’homal. En plus d’ĂȘtre prioritaire sur le civil, la rĂ©ponse pĂ©nale exerçait aussi une influence sur la dĂ©cision civile comment condamner une personne Ă  indemniser sa victime au civil si elle n’était pas condamnĂ©e au pĂ©nal ? Si Ă  l’origine le but poursuivi par le lĂ©gislateur Ă©tait de ne pas crĂ©er de contradiction entre les dĂ©cisions du juge civil et celles du juge pĂ©nal, des abus sont trĂšs vite apparus, conduisant Ă  un engorgement des tribunaux pĂ©naux. L’abrogation partielle de l’adage par la loi du 10 juillet 2000 Depuis la loi du 10 juillet 2000ayant introduit l'article 4-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, l’adage ne s’applique plus concernant les fautes non intentionnelles. En consĂ©quence, une indemnisation sur le fondement de l'article 1240 du Code civil ancien article 1382 ou sur celui de l'article 452-1 du Code de la sĂ©curitĂ© sociale reste possible alors mĂȘme que le juge pĂ©nal a prononcĂ© une relaxe. De mĂȘme, en cas de dĂ©lits involontaires d'atteinte Ă  la vie ou Ă  l'intĂ©gritĂ© de la personne, le juge civil peut se prononcer sur la faute civile sans attendre que le juge pĂ©nal statue. À dĂ©faut, l’article 4-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale est considĂ©rĂ© par la jurisprudence comme Ă©tant d'ordre public ainsi, le juge civil doit suspendre d'office le prononcĂ© de sa dĂ©cision. La loi du 5 mars 2007 quand le criminel ne tient plus le civil en l’état La rĂšgle selon laquelle le criminel tient le civil en l’état » a fait l’objet de vives critiques. Certains estimaient que cette obligation faite au juge civil de surseoir Ă  statuer constituait un moyen, pour les personnes, souhaitant un gain de temps, de retarder l'issue de leur procĂšs. Une majoritĂ© de plaintes avec constitution de partie civile n'avaient en effet que pour seul but de paralyser un procĂšs, qu'il soit civil, commercial ou prud'homal. Ce principe qui apparaissait comme prĂ©dominant afin de prĂ©server toute contradiction entre les juridictions pĂ©nales et civiles est devenu petit Ă  petit un outil au bĂ©nĂ©fice de l'une des parties Ă  un procĂšs et une source de lenteur de la justice. Or rappelons que l'article 6 § 1 de la Convention europĂ©enne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des LibertĂ©s fondamentales CEDH du 4 novembre 1950 fonde notamment le droit Ă  un procĂšs dans un dĂ©lai raisonnable. Il est apprĂ©ciĂ© selon la complexitĂ© des faits soumis au tribunal. La France a dĂ©jĂ  fait l’objet de condamnation pour la lenteur de ses procĂ©dures, notamment par la Cour europĂ©enne des droits de l’Homme, qui par un arrĂȘt du 28 novembre 2000 a indiquĂ© qu'il n'est plus possible aujourd'hui pour un État d'invoquer l'encombrement du rĂŽle pour justifier la durĂ©e excessive des dĂ©lais de jugement ». C’est dans ce contexte que la loi du 5 mars 2007 est intervenue. Dans un souci de dĂ©sengorgement des tribunaux et d’efficacitĂ© de la justice, elle a modifiĂ© l’article 4 du Code de procĂ©dure pĂ©nale en restreignant sa portĂ©e. Ainsi selon cet alinĂ©a 3 La mise en mouvement de l'action publique n'impose pas la suspension du jugement des autres actions exercĂ©es devant la juridiction civile, de quelque nature qu'elles soient, mĂȘme si la dĂ©cision Ă  intervenir au pĂ©nal est susceptible d'exercer, directement ou indirectement, une influence sur la solution du procĂšs civil ». Comment s’articulent les actions civiles et pĂ©nales ? DĂ©sormais le principe selon lequel le criminel tient le civil en l'Ă©tat n'est plus automatique, et ce alors mĂȘme que les deux actions concernent le mĂȘme litige et les mĂȘmes personnes. Dans un arrĂȘt du 20 septembre 2017, la Cour de cassation a confirmĂ© que lorsque l'action introduite devant la juridiction civile n'est pas fondĂ©e sur les infractions pour lesquelles une information Ă©tait ouverte pour d’autres chefs d’accusation, il n'y a pas lieu de surseoir Ă  statuer dans l'attente de la dĂ©cision Ă  intervenir au pĂ©nal Civ. 1, 20 septembre 2017, n° Toutefois l’adage n’a pas Ă©tĂ© complĂštement abrogĂ© et fait toujours l’objet d’une application partielle dĂšs lors que la demande au civil ne concerne que la rĂ©paration du prĂ©judice subi en raison de l'infraction pĂ©nale. La loi du 5 mars 2007 modifiant l'article 4 du code de procĂ©dure pĂ©nale a ainsi remis en cause l'un des grands principes du droit pĂ©nal français selon lequel le criminel tient le civil en l'Ă©tat. Depuis 2007, l’introduction d’une plainte avec constitution de partie civile et le fait d’avoir rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă  la consignation prĂ©vue par la loi n’interdisent plus au juge civil de statuer. Expert en droit pĂ©nal depuis plus de trente ans, Avocats Picovschi vous accompagne dans l’articulation de l’action publique et de l’action civile pour servir vos intĂ©rĂȘts au mieux. Article 62-2 EntrĂ©e en vigueur 2011-06-01 La garde Ă  vue est une mesure de contrainte dĂ©cidĂ©e par un officier de police judiciaire, sous le contrĂŽle de l'autoritĂ© judiciaire, par laquelle une personne Ă  l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tentĂ© de commettre un crime ou un dĂ©lit puni d'une peine d'emprisonnement est maintenue Ă  la disposition des enquĂȘteurs. Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir Ă  l'un au moins des objectifs suivants 1° Permettre l'exĂ©cution des investigations impliquant la prĂ©sence ou la participation de la personne ; 2° Garantir la prĂ©sentation de la personne devant le procureur de la RĂ©publique afin que ce magistrat puisse apprĂ©cier la suite Ă  donner Ă  l'enquĂȘte ; 3° EmpĂȘcher que la personne ne modifie les preuves ou indices matĂ©riels ; 4° EmpĂȘcher que la personne ne fasse pression sur les tĂ©moins ou les victimes ainsi que sur leur famille ou leurs proches ; 5° EmpĂȘcher que la personne ne se concerte avec d'autres personnes susceptibles d'ĂȘtre ses coauteurs ou complices ; 6° Garantir la mise en oeuvre des mesures destinĂ©es Ă  faire cesser le crime ou le dĂ©lit. En vertu de lñ€ℱarticle 40 du Code de procédure pénale,  le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner [1]».Le parquet est investi de lñ€ℱopportunité des poursuites. Ce principe permet au parquet dñ€ℱapprécier selon sa conscience, en fonction du trouble causé à lñ€ℱordre public, de la personnalité de lñ€ℱauteur et de la gravité de lñ€ℱinfraction, lñ€ℱopportunité soit dñ€ℱengager les poursuites, soit de recourir à une alternative aux poursuites [2], soit de classer sans suite la procédure dÚs lors que les circonstances particuliÚres liées à la commission des faits le résulte des chiffres-clés de la Justice 2019, publiés chaque année par la sous-direction de la statistique et des études du MinistÚre de la Justice, que plus de 61 % des affaires considérées comme  non poursuivables », cñ€ℱest-à -dire les affaires dans lesquelles les infractions sont insuffisamment caractérisées ou dans lesquelles existe un défaut dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©lucidation, sont classées sans pourcentage représente plus de 2,8 millions de procÚs-verbaux et environ 2 873 314 affaires pour la seule année 2018 [3]. DÚs lors, le constat est limpide les chiffres clés de la Justice 2019 démontrent que dans toutes affaires confondues, la majorité des affaires pénales est classée sans autant, le classement sans suite par le procureur de la République nñ€ℱest jamais un acte juridictionnel et nñ€ℱest donc pas revÃÂȘtu de lñ€ℱautorité de la chose jugée [4]. Cela signifie quñ€ℱil est tout à fait possible pour le procureur, de revenir sur sa décision premiÚre et exercer des poursuites, sans avoir à justifier de la survenance de faits nouveaux. Pour cela, le délai de prescription de lñ€ℱaction publique, cñ€ℱest-à -dire la période au-delà de laquelle lñ€ℱauteur de lñ€ℱinfraction ne peut plus ÃÂȘtre poursuivi et jugé par un tribunal, ne doit pas ÃÂȘtre expiré.En outre, en matiÚre criminelle, le procureur de la République doit obligatoirement requérir lñ€ℱouverture dñ€ℱune information judiciaire [5] par la voie dñ€ℱun réquisitoire introductif énonçant les faits qui sont lñ€ℱobjet de la poursuite et leur qualification pénale. Cela signifie que le juge dñ€ℱinstruction est obligatoirement saisi en cas de crime [6]. Sñ€ℱil sñ€ℱavÚre, aprÚs investigations par le magistrat instructeur, que lñ€ℱinfraction criminelle dénoncée est en réalité, inexistante, ou que lñ€ℱaction publique est prescrite ou encore que lñ€ℱauteur de lñ€ℱinfraction bénéficie dñ€ℱune cause dñ€ℱirresponsabilité pénale, le juge rendra une ordonnance de non-lieu, dans de tels cas, motivée en droit. Il peut également motiver cette ordonnance en fait sñ€ℱil constate que les charges retenues contre le mis en cause sont insuffisantes pour poursuivre. En somme, on parlera, en matiÚre criminelle, dñ€ℱune ordonnance de non-lieu et non dñ€ℱune décision de classement sans lors, toute mise à lĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©cart dñ€ℱune affaire pénale est justifiée par des motifs spécifiques et encadrés que nous aurons lñ€ℱoccasion dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tudier la lecture des chiffres-clés de la Justice 2019, il nous est loisible de penser que la réponse pénale est une est-ce vraiment le cas ? Quels moyens juridiques le droit français met à la disposition des justiciables à la suite dñ€ℱun classement sans suite ? Nñ€ℱest-il pas possible dñ€ℱagir autrement et dñ€ℱobtenir tout de mÃÂȘme une réponse pénale ?Pour répondre à ces problématiques, il convient à titre liminaire de  comprendre » la décision de classement sans suite et de  poser lñ€ℱencadrement » dont elle fait lñ€ℱ Le sens de la décision du classement sans suite1. Comprendre le classement sans suiteLa question qui se pose est la suivante Quels sont les motifs dñ€ℱune décision de classement sans suite ?Alors que tout plaignant est intimement convaincu dñ€ℱavoir été victime dñ€ℱun acte délinquant, leur désarroi est immense lorsque lñ€ℱaffaire est en définitive, classée sans suite. Pourtant, cette décision nñ€ℱa rien dñ€ℱirré les motifs du classement sans suite, cñ€ℱest aussi se détacher de la réponse la plus systémique quñ€ℱest la gestion des flux. Cet argument consiste à affirmer, et ce de maniÚre trÚs juste, que les tribunaux et notamment les parquets sont noyés par le flux dñ€ℱaffaires incessant à traiter et se trouvent surencombrés. Ce flux les inciterait ou les obligerait à classer sans suite des affaires dont les poursuites seraient, selon eux, autant, le législateur sñ€ℱacharne à diversifier la réponse pénale et a instauré des alternatives aux poursuites ainsi que des modes de poursuites qui participent à la réalisation dñ€ℱobjectifs communs, ceux de la célérité de la justice, de son efficacité mais aussi celui de lñ€ℱimportance de la réponse pé classement sans suite fait lñ€ℱobjet dñ€ℱun avis du parquet, ce qui implique à fortiori que lñ€ℱaffaire en question ait fait lñ€ℱobjet dñ€ℱun traitement, quñ€ℱelle ait été au minima instruite. Cet avis doit dñ€ℱailleurs indiquer le motif pour lequel le procureur a pris une décision de classement. Il faut toutefois faire la différence entre lñ€ℱaffaire non enregistrée, qui est une affaire peu grave [7] dont lñ€ℱauteur est inconnu et qui donne lieu à un classement sans suite sans ÃÂȘtre enregistrée par le parquet dans le logiciel de gestion des affaires pénales [8] et lñ€ℱaffaire non poursuivable, qui est lñ€ℱaffaire traitée par le parquet, classée sans suite parce que la poursuite est impossible, soit pour un motif de fait, soit pour un motif de droit. Ce qui nous intéresse dans cette étude, cñ€ℱest lñ€ℱaffaire non non poursuivable peut ÃÂȘtre classée sans suite sous deux formes. Il peut sñ€ℱagir dñ€ℱun classement pur et simple, appelé le  classement sec » qui ne sñ€ℱaccompagne dñ€ℱaucune mesure vis-à -vis du délinquant. Ce classement présente des dangers dñ€ℱune part, le délinquant au mÃÂȘme titre que la victime peuvent développer un sentiment dñ€ℱimpunité, dñ€ℱautre part, le risque de récidive[9].Cñ€ℱest en ce sens que la loi du 23 juin 1999 a créé le  classement sous condition[10] » prévu par lñ€ℱarticle 41-1 du Code de procédure pénaleCPP. Ce classement sous condition est communément connu sous lñ€ℱappellation des  recours à une aide à la décision ». Il sñ€ℱagit en réalité de mesures listées à lñ€ℱarticle 41-1 du CPP qui permettent dñ€ℱassurer la réparation du dommage causé à la victime, de mettre fin au trouble résultant de lñ€ℱinfraction ou de contribuer au reclassement de lñ€ℱauteur des faits, mesures qui sont limitativement énumérées par la loi  Le rappel à la loi ; ÂLa réalisation dñ€ℱun stage ou dñ€ℱune formation et notamment le stage de citoyenneté, le stage de responsabilité parentale, le stage de sensibilisation à la lutte contre lñ€ℱachat dñ€ℱactes sexuels, le stage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre des violences au sein du couple et sexistes etcñ€© ;  La réparation du dommage causé ;  La régularisation pour lñ€ℱauteur des faits de sa situation au regard de la loi ou des rÚglements ;  En cas dñ€ℱinfraction commise soit contre son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité, soit contre ses enfants ou ceux de son conjoint, concubin ou partenaire, demander à lñ€ℱauteur des faits de résider hors du domicile ou de la résidence et le cas échéant, de sñ€ℱabstenir de paraÃtre dans ce domicile ou cette résidence ;  La réalisation dñ€ℱune mission de médiation entre lñ€ℱauteur des faits et la victime, à la demande ou avec lñ€ℱaccord de la victime ;  Demander à lñ€ℱauteur des faits de ne pas paraÃtre, pour une durée nñ€ℱexcédant pas six mois, dans un ou plusieurs lieux déterminés dans lesquels lñ€ℱinfraction a été commise ou dans lesquels réside la lors, le procureur fait savoir au délinquant quñ€ℱil est prÃÂȘt à classer lñ€ℱaffaire sñ€ℱil accomplit telle ou telle condition. Le classement ne sera effectif que si la condition est ces mesures nñ€ℱont pas de force exécutoire au pénal, ce qui signifie que si elles ne sont pas exécutées, le procureur de la République doit, sauf élément nouveau, soit recourir à une composition pénale qui est une mesure alternative aux poursuites, soit engager des poursuites. Autrement-dit, en cas dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©chec du classement sous condition en raison de lñ€ℱattitude de lñ€ℱauteur des faits, le Procureur ne peut plus classer sans suite, mais doit obligatoirement recourir à une mesure alternative aux poursuites ou du classement sans suite sec, dit aussi  pur et simple » de lñ€ℱaffaire non poursuivable [11], plusieurs motifs peuvent ÃÂȘtre avancés  Lñ€ℱabsence dñ€ℱinfraction ñ€“ Les faits signalés ne constituent pas une infraction. Cñ€ℱest-à -dire que le procureur considÚre quñ€ℱil nñ€ℱy a pas eu de violation de la loi dans les faits dénoncés par le plaignant. Cñ€ℱest un motif de classement sans suite fondé sur le fait quñ€ℱaucune infraction nñ€ℱest relevée dans la plainte, la dénonciation ou dans les procÚs-verbaux de Lñ€ℱinfraction est insuffisamment caractérisée ce classement sans suite est connu sous lñ€ℱappellation du classement 21 ñ€“ Toute infraction pénale doit ÃÂȘtre caractérisée dans son élément légal, dans son élément matériel et dans son élément moral. Si lñ€ℱune des composantes fait défaut, il ne sera pas possible de caractériser lñ€ℱinfraction. Par exemple, si lñ€ℱintention frauduleuse ne peut ÃÂȘtre démontrée, lñ€ℱinfraction ne sera pas caractérisée. DÚs lors, si les circonstances de lñ€ℱinfraction sont indéterminées, la poursuite ne sera pas Le classement pour poursuites inopportunes ñ€“ Il peut sñ€ℱagir ici de plusieurs motifs, à savoir le préjudice causé par lñ€ℱinfraction nñ€ℱest pas assez important et le procureur estime alors que lñ€ℱaffaire nñ€ℱest pas dotée dñ€ℱun certain degré de gravité pour y donner suite faible importance du préjudice. Défaut dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©lucidation/défaut dñ€ℱidentification de lñ€ℱauteur de lñ€ℱinfraction. Sont ici visés les cas dans lesquels il nñ€ℱy a pas assez dñ€ℱindices ou de preuves pour élucider les faits et les cas dans lesquels lñ€ℱauteur de lñ€ℱinfraction ne parvient pas à ÃÂȘtre identifié.Motifs de droit  Lñ€ℱauteur de lñ€ℱinfraction bénéficie dñ€ℱune immunité. Lñ€ℱimmunité est un motif de classement sans suite fondé sur le fait que lñ€ℱauteur dñ€ℱune infraction ne peut ÃÂȘtre poursuivi en raison dñ€ℱun obstacle prévu par la loi. Il sñ€ℱagit par exemple de lñ€ℱimmunité Lñ€ℱirresponsabilité pénale. Lñ€ℱauteur de lñ€ℱinfraction ne peut ÃÂȘtre poursuivi en raison de son irresponsabilité pénale résultant soit dñ€ℱune cause subjective trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrÎle de ses actes, contrainte, erreur de droit, soit dñ€ℱune cause objective légitime défense, état de nécessité, commandement de lñ€ℱautorité légitime, autorisation de la loi. Lñ€ℱextinction de lñ€ℱaction publique ñ€“ Les causes dñ€ℱextinction de lñ€ℱaction publique sont visées à lñ€ℱarticle 6 du CPP lñ€ℱautorité de la chose jugée, lñ€ℱabrogation de la loi pénale, le décÚs de la personne poursuivie, lñ€ℱamnistie, la motifs de classement sans suite précisés ci-dessus ne sont pas Lñ€ℱencadrement du classement sans suiteLe principe de lñ€ℱopportunité des poursuites laisse toute latitude au procureur qui peut tout à fait décider de ne pas déclencher les poursuites alors mÃÂȘme que lñ€ℱinfraction est avérée [12]. DÚs lors, et face à cette mesure dñ€ℱadministration judiciaire non sans conséquence, la loi Perben II du 9 mars 2004 est venue instaurer un encadrement autour de cette dé dñ€ℱabord, il est primordial de rappeler quñ€ℱen principe, la décision de classement sans suite est une décision non motivée. Toutefois, lorsque lñ€ℱauteur des faits est identifié, et que le procureur prend tout de mÃÂȘme la décision de classer sans suite lñ€ℱaffaire, il sera assujetti à une obligation de à lñ€ℱarticle 40-2 du CPP, lorsque les faits portés à la connaissance du procureur constituent une infraction commise par une personne identifiée, celui-ci ne peut désormais classer sans suite que  si les circonstances particuliÚres liées à la commission des faits le justifient » et à la condition dñ€ℱindiquer  les raisons juridiques ou dñ€ℱopportunité » qui justifient cette dé lñ€ℱarticle 40-2 du Code de procédure pénale pose lñ€ℱobligation pour le procureur dñ€ℱaviser les plaignants et les victimes de sa décision de classer sans suite lñ€ℱaffaire. Il doit aviser les victimes des suites quñ€ℱil entend donner à leur plainte ou à leur convient de préciser quñ€ℱil est possible, lorsquñ€ℱun délai raisonnable est passé, dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©crire directement au parquet pour avoir des nouvelles de la La réponse pénale autrementLe classement sans suite dñ€ℱune affaire ne signifie pas pour autant quñ€ℱelle nñ€ℱa aucune chance dñ€ℱaboutir à un procÚs pénal. Le droit pénal français offre à tout justiciable des moyens permettant de contrer le classement sans suite et de faire porter à la connaissance de la justice, ses pré nous lñ€ℱavons précisé ci-dessus, la décision de classement sans suite nñ€ℱa pas de caractÚre définitif. Ce qui signifie quñ€ℱelle peut ÃÂȘtre révocable tant que la prescription nñ€ℱest pas acquise. Ainsi, et à tout moment, elle peut ÃÂȘtre remise en cause par le procureur sans quñ€ℱil ait à justifier sa nouvelle position, par exemple, en faisant état de charges nouvelles. Ce caractÚre provisoire tient également au fait que la victime peut sñ€ℱopposer au classement en mettant elle-mÃÂȘme lñ€ℱaction publique en mouvement [13].Nous verrons alors comment la victime peut dénoncer la décision de classement sans suite et saisir le juge Le recours hiérarchique auprÚs du Procureur général prÚs la Cour dñ€ℱappelToute personne ayant dénoncé des faits au procureur de la République peut former un recours auprÚs du procureur général contre la décision de classement sans suite prise à la suite de cette dénonciation [14]. Celui-ci peut alors enjoindre au procureur de la République, par instructions écrites, dñ€ℱengager des poursuites. Sñ€ℱil estime le recours infondé, il en informe lñ€ℱintéressé.2. La plainte avec constitution de partie civileAux termes de lñ€ℱarticle 85 du CPP, toute personne qui se prétend lésée par un crime ou un délit peut, en portant plainte se constituer partie civile [15] devant le juge dñ€ℱinstruction compé recevabilité de la plainte avec constitution de partie civile est soumise à certaines conditions  Pour ÃÂȘtre partie civile, il faut ÃÂȘtre victime dñ€ℱune infraction pénale, cñ€ℱest-à -dire que le plaignant doit avoir personnellement souffert du dommage directement causé par lñ€ℱinfraction. Le préjudice allégué doit ÃÂȘtre certain et La plainte nñ€ℱest recevable quñ€ℱà condition que la personne justifie, soit que le procureur lui a fait connaÃtre, à la suite dñ€ℱune plainte déposée devant lui ou un service de police judiciaire, quñ€ℱil nñ€ℱengagera pas lui-mÃÂȘme des poursuites, soit quñ€ℱun délai de trois mois sñ€ℱest écoulé depuis quñ€ℱelle a déposé plainte. Cette condition ne vaut quñ€ℱen matiÚre correctionnelle délits. Elle nñ€ℱest pas requise sñ€ℱil sñ€ℱagit dñ€ℱun crime, dñ€ℱun délit de presse injure, diffamation ou dñ€ℱune infraction au Code é convient de noter que le juge dñ€ℱinstruction, aprÚs avoir constaté par ordonnance le dépÎt de la plainte, fixe le montant de la somme que le plaignant devra consigner au greffe de la juridiction dñ€ℱinstruction. Il sñ€ℱagit de la consignation qui est fixée en fonction des ressources de la partie civile. Lñ€ℱarticle 88 du CPP précise dñ€ℱailleurs in fine quñ€ℱelle devra ÃÂȘtre déposée au greffe dans le délai indiqué par le magistrat instructeur sous peine de non-recevabilité de la faite que si les ressources de la partie civile sont trÚs faibles, le juge peut dispenser la partie civile de consignation garantit le paiement de lñ€ℱamende civile susceptible dñ€ℱÃÂȘtre prononcée en cas de constitution de partie civile abusive ou dilatoire [16].Par ailleurs, cette somme consignée est restituée lorsque cette amende nñ€ℱa pas été prononcé plainte permet de déclencher lñ€ℱaction publique, au mÃÂȘme titre que la citation directe Crim., 8 décembre 1906, Laurent-Atthalin.3. La citation directe ñ€“ Auteur des faits connuLorsque lñ€ℱon estime que la décision de classement sans suite nñ€ℱest pas justifiée, il est tout à fait possible de saisir directement la justice par le biais de la citation citation directe est une procédure rapide qui permet à la victime de saisir directement le tribunal de police si cñ€ℱest une contravention ou le tribunal correctionnel si cñ€ℱest un délit sans quñ€ℱune enquÃÂȘte soit diligentée. DÚs lors, si des investigations ne sont pas nécessaires, cñ€ℱest bel et bien parce que la victime est en possession de preuves suffisantes, permettant de prouver la commission des infractions allégué la victime doit connaÃtre lñ€ℱidentité du prévenu, cñ€ℱest-à -dire de la personne qui doit répondre de lñ€ℱinfraction devant le tribunal pé citation directe prend la forme dñ€ℱun exploit dñ€ℱhuissier informant le prévenu quñ€ℱil doit comparaÃtre à lñ€ℱaudience en possession des justificatifs de ses les frais dñ€ℱhuissier pour délivrer la citation sont à payer par la victime. De plus, devant le tribunal correctionnel, il peut ÃÂȘtre demandé à la victime de verser une consignation sauf si elle bénéficie de lñ€ℱaide juridictionnelle afin de garantir le paiement éventuel de lñ€ℱamende civile en cas de procédure conclusion, une victime dñ€ℱune infraction pénale dispose de plusieurs moyens juridiques pour faire entendre ses prétentions à lñ€ℱissue du classement sans suite de sa plainte. DÚs lors, la réponse pénale peut sñ€ℱobtenir GASNOT [1] Article 40 du Code de procédure pénale [2] La loi du 23 mars 2019 a abrogé lñ€ℱune des alternatives aux poursuites la transaction par officier de police judiciaire. Désormais, il ne reste que deux procédures alternatives aux poursuites, la composition pénale et la convention judiciaire dñ€ℱintérÃÂȘt public. [3] AJ Pénal, - Chiffres-clés de la Justice, édition 2019, Maud Léna, Rédactrice en chef, Dalloz [4] Crim., 6 juin 1952, Bull. Crim. 142 [5] Lñ€ℱinformation judiciaire est lñ€ℱenquÃÂȘte menée par un juge dñ€ℱinstruction permettant de déterminer lñ€ℱexistence dñ€ℱune infraction ainsi que les auteurs de celle-ci. Ainsi, lorsque des investigations sont nécessaires à la manifestation de la vérité dñ€ℱune affaire pénale, les enquÃÂȘteurs vont agir, soit sous le contrÎle et lñ€ℱautorité du Procureur de la République la police judiciaire recherche alors les auteurs des infractions et collecte les preuves, soit sous la direction du juge dñ€ℱinstruction par le biais des commissions rogatoires. [6] Article 79 du Code de procédure pénale [7]Lorsque le Procureur estime quñ€ℱune affaire ne mérite pas un traitement judiciaire pour des raisons juridiques ou dñ€ℱopportunité, en ce que, par exemple, elle ne révÚle aucune violation de la loi, celle-ci sera qualifiée de  peu grave». [8] Logiciel de gestion des affaires pénales CASSIOPEE [9] Dictionnaire Permanent Sécurité et conditions de travail ñ€“ Poursuites et procédures, février 2021 73. Classement  sec » et classement  sous condition », Dalloz Avocats. [10] En cas de succÚs de la mesure, lñ€ℱaction publique nñ€ℱest pas éteinte. [11]Lñ€ℱaffaire non poursuivable est une affaire qui a été traitée par le parquet, mais qui a finalement été classée sans suite parce que la poursuite est impossible et ce, pour plusieurs motifs. [12] La procédure pénale en cas pratique » thÚme lñ€ℱaction publique, Nicolas Jeanne, édition Dalloz 2019. [13]Dictionnaire Permanent Sécurité et conditions de travail ñ€“ Poursuites et procédures, février 2021 73. Classement  sec » et classement  sous condition », Dalloz Avocats. [14] Article 40-3 du Code de procédure pénale [15] La partie civile est le nom donné à la victime dñ€ℱune infraction lorsquñ€ℱelle exerce les droits qui lui sont reconnus en cette qualité devant les juridictions répressives. [16] Article 177-2 du Code de procédure pénale La garde Ă  vueLa garde Ă  vue est une mesure de contrainte dĂ©finie Ă  l’article 62-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9627IPA, par laquelle une personne Ă  l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tentĂ© de commettre un crime ou un dĂ©lit puni d’une peine d’emprisonnement, est maintenue Ă  la disposition des policiĂšre trĂšs ancienne, la garde Ă  vue a fait l’objet de nombreuses rĂ©formes qui se sont intensifiĂ©es depuis la loi n° 2000-516 du 15 juin 2000 N° Lexbase L0618AIQ, sous l’influence de la Cour europĂ©enne des droits de l’Homme, du Conseil Constitutionnel et finalement de la Cour de Cassation, pour aboutir au rĂ©gime avoir Ă©tĂ© principalement l’instrument de la puissance policiĂšre, la garde Ă  vue, si elle reste un instrument de contrainte au service de la recherche de la vĂ©ritĂ©, est graduellement devenue un mĂ©canisme plus Ă©quilibrĂ©, au sein duquel les droits de la dĂ©fense sont en rappellera ainsi principalement les avancĂ©es de la loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 N° Lexbase L9584IPN sur le droit Ă  l’assistance effective d’un avocat dĂšs le dĂ©but de la garde Ă  vue, la loi du 5 aoĂ»t 2013 n° 2013-711 N° Lexbase L6201IXX et son dĂ©cret d’application du 25 octobre 2013 n° 2013-958 N° Lexbase L4789IYZ inscrivant dans le Code de procĂ©dure pĂ©nale le droit Ă  l’assistance d’un interprĂšte C. proc. pĂ©n., article prĂ©liminaire N° Lexbase L3311LTS, III ; art. 803-5 N° Lexbase L3187I3G et art. D. 594-3 N° Lexbase L4529IYE, puis la loi n° 2014-535 du 27 mai 2014 N° Lexbase L2680I3N portant transposition de la Directive 2012/13/UE du Parlement europĂ©en et du conseil du 22 mai 2012 relative au droit Ă  l’information dans le cadre des procĂ©dures pĂ©nales N° Lexbase L3181ITY et qui a introduit l’information de la personne des motifs du placement, enfin la loi n° 2016-731 du 3 juin 2016 N° Lexbase L4202K87 permettant l'assistance par un avocat des personnes soupçonnĂ©es lors des opĂ©ration de reconstitution ou encore des sĂ©ances d'identification des rĂ©cemment, la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 N° Lexbase L6740LPC de rĂ©forme pour la Justice a introduit plusieurs modifications du rĂ©gime de la garde Ă  vue qui constituent un mouvement de retrait de certains droits, avec en particulier la prĂ©sentation devenue facultative de la personne devant le procureur de la RĂ©publique ou le juge d’instruction en cas de prolongation de la mesure C. proc. pĂ©n., art. 63 N° Lexbase L7438LP8.Les conditions de la garde Ă  vue, le placement en garde Ă  vue, l’exercice des droits lors de la garde Ă  vue et le dĂ©roulement de la garde Ă  vue sont rĂ©gis par les articles 62-2 et suivants du Code de procĂ©dure conditions de la garde Ă  vueAfin de limiter le nombre de garde Ă  vue, le lĂ©gislateur a soumis le placement Ă  des conditions supplĂ©mentaires empruntĂ©es Ă  la technique dĂ©jĂ  connue en matiĂšre de dĂ©tention provisoire, consistant Ă  dĂ©finir des cas limitatifs de placement en garde Ă  vue. Ainsi, depuis la loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 N° Lexbase L9584IPN, les critĂšres de la garde Ă  vue, autrefois justifiĂ©e par les nĂ©cessitĂ©s de l'enquĂȘte » rĂ©pondent Ă  des conditions strictes tenant Ă  l’infraction et Ă  l’auteur de les conditions tenant Ă  l’infraction, depuis la loi n° 2011-392 du 14 avril 2011, la garde Ă  vue est rĂ©servĂ©e aux seuls crimes et dĂ©lits passibles d'une peine d' les conditions tenant Ă  l’auteur, l’article 62-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9627IPA liste les cas de placement en garde Ă  vue, laquelle ne peut s’appliquer qu’à une personne, Ă  l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tentĂ© de commettre un crime ou un dĂ©lit puni d’une peine d’emprisonnement ».Le placement en garde Ă  vueC’est Ă  l’officier de police judiciaire sous le contrĂŽle de l’autoritĂ© judiciaire de dĂ©cider de la mise en Ɠuvre d’une garde Ă  vue. Il peut le faire d’office ou sur instruction du procureur de la garde Ă  vue s’exĂ©cute sous le contrĂŽle du procureur de la RĂ©publique C. proc. pĂ©n. art. 63 N° Lexbase L7438LP8 et, dans certains cas, du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention C. proc. pĂ©n., art. 63-4-2 N° Lexbase L4968K8I ; art. 706-88 N° Lexbase L4973K8P Ă  706-88-2 N° Lexbase L9641IPR en matiĂšre de prolongation de la mesure au-delĂ  de la 48Ăšme heure.DĂšs le dĂ©but de la mesure, l’officier de police judiciaire informe le procureur de la RĂ©publique par tout moyen du placement de la personne en garde Ă  63-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nal N° Lexbase L4971K8M dĂ©finit les rĂšgles relatives Ă  l’information et la notification des droits du gardĂ© Ă  des droits lors de la garde Ă  vueLe dĂ©roulement de la garde Ă  vueLe procureur de la RĂ©publique apprĂ©cie si le maintien de la personne en garde Ă  vue et, le cas Ă©chĂ©ant, la prolongation de cette mesure sont nĂ©cessaires Ă  l’enquĂȘte et proportionnels Ă  la gravitĂ© des faits que la personne est soupçonnĂ©e d’avoir commis ou tentĂ© de durĂ©e de la garde Ă  vue ne peut excĂ©der 24 heures C. proc. pĂ©n., art. 63 N° Lexbase L7438LP8. La durĂ©e de la garde Ă  vue n'est pas excessive, mĂȘme s'il n'est diligentĂ© aucun acte Ă  part l'audition de l'intĂ©ressĂ© en dĂ©but de garde Ă  vue, si cette mesure n'excĂšde pas la durĂ©e lĂ©gale de 24 heures Chbre mixte, 7 juillet 2000, n° N° Lexbase A3810AUN.Les auditions et les confrontations de la garde Ă  vue sont encadrĂ©s par l’article 63-4-3 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9632IPG.L’article 63-8 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9637IPM prĂ©voit qu’à l’issue de la garde Ă  vue, la personne est, sur instruction du procureur de la RĂ©publique sous la direction duquel l’enquĂȘte est menĂ©e, soit remise en libertĂ© soit dĂ©fĂ©rĂ©e devant ce 77-2 I du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4940K8H prĂ©voit que toute personne contre laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tentĂ© de commettre une infraction punie d’une peine privative de libertĂ© et qui a fait l’objet d’une garde Ă  vue, peut, un an aprĂšs l’accomplissement du premier de ces actes, demander au procureur de la RĂ©publique, par lettre recommandĂ©e avec d’avis de rĂ©ception ou par dĂ©claration au greffe contre rĂ©cĂ©pissĂ©, de consulter le dossier de la procĂ©dure aux fins de formuler ses que le renouvellement de la mesure supposait que le suspect ait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au procureur de la RĂ©publique, la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de rĂ©forme pour la justice N° Lexbase L6740LPC prĂ©cise dĂ©sormais que le procureur de la RĂ©publique peut subordonner son autorisation Ă  la prĂ©sentation de la personne devant lui. Le principe est dĂ©sormais celui d’un renouvellement sans libre du suspect La loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 N° Lexbase L9584IPN a maintenu la possibilitĂ© d’auditionner librement les personnes suspectĂ©es d’une infraction Ă  travers deux articles relatifs aux enquĂȘtes de flagrance, l'article 73, alinĂ©a 2 N° Lexbase L3153I38 et l’article 62, alinĂ©a 2 N° Lexbase L3155I3A du Code de procĂ©dure pĂ©nale, ce dernier article Ă©tant Ă©galement applicable aux enquĂȘtes prĂ©liminaires par renvoi de l’article 77 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L5572I3R.Dans sa version issue de la loi de 2011, l’article 73, alinĂ©a 2, disposait Lorsque la personne est prĂ©sentĂ©e devant l'officier de police judiciaire, son placement en garde Ă  vue, lorsque les conditions de cette mesure prĂ©vues par le prĂ©sent code sont rĂ©unies, n'est pas obligatoire dĂšs lors qu'elle n'est pas tenue sous la contrainte de demeurer Ă  la disposition des enquĂȘteurs et qu'elle a Ă©tĂ© informĂ©e qu'elle peut Ă  tout moment quitter les locaux de police ou de gendarmerie. Le prĂ©sent alinĂ©a n'est toutefois pas applicable si la personne a Ă©tĂ© conduite par la force publique devant l'officier de police judiciaire ».Le lĂ©gislateur entendait ainsi faire dĂ©pendre l’application du rĂ©gime plus protecteur de la garde Ă  vue de l’existence d’une mesure de contrainte et non Ă  l’existence de raison plausibles de d’une question prioritaire de constitutionnalitĂ© au moment de l’entrĂ©e en vigueur de la loi, le Conseil constitutionnel a dĂ©clarĂ© ces dispositions conformes Ă  la Constitution dans une dĂ©cision du 18 novembre 2011 ConsidĂ©rant que, si le respect des droits de la dĂ©fense impose, en principe, qu'une personne soupçonnĂ©e d'avoir commis une infraction ne peut ĂȘtre entendue, alors qu'elle est retenue contre sa volontĂ©, sans bĂ©nĂ©ficier de l'assistance effective d'un avocat, cette exigence constitutionnelle n'impose pas une telle assistance dĂšs lors que la personne soupçonnĂ©e ne fait l'objet d'aucune mesure de contrainte et consent Ă  ĂȘtre entendue librement » Cons. const., dĂ©cision n° 2011-191/194/195/196/197 QPC du 18 novembre 2011 N° Lexbase A9214HZB.Cette dĂ©claration Ă©tait toutefois assortie de deux rĂ©serves d’interprĂ©tation en ces termes ConsidĂ©rant que, toutefois, le respect des droits de la dĂ©fense exige qu'une personne Ă  l'encontre de laquelle il apparaĂźt, avant son audition ou au cours de celle-ci, qu'il existe des raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tentĂ© de commettre une infraction pour laquelle elle pourrait ĂȘtre placĂ©e en garde Ă  vue, ne puisse ĂȘtre entendue ou continuer Ă  ĂȘtre entendue librement par les enquĂȘteurs que si elle a Ă©tĂ© informĂ©e de la nature et de la date de l'infraction qu'on la soupçonne d'avoir commise et de son droit de quitter Ă  tout moment les locaux de police ou de gendarmerie ; que, sous cette rĂ©serve applicable aux auditions rĂ©alisĂ©es postĂ©rieurement Ă  la publication de la prĂ©sente dĂ©cision, les dispositions du second alinĂ©a de l'article 62 du code de procĂ©dure pĂ©nale ne mĂ©connaissent pas les droits de la dĂ©fense ».Ainsi, au moment de son entrĂ©e en vigueur, la crainte existait de voir les autoritĂ©s judiciaires recourir Ă  ce mĂ©canisme de maniĂšre abusive pour contourner les formalitĂ©s contraignantes de la garde Ă  vue et la prĂ©sence de l’ ans plus tard, la loi n° 2014-535 du 27 mai 2014 entrĂ©e en vigueur le 2 juin 2014 portant transposition de la Directive 2012/13/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 22 mai 2012, relative au droit Ă  l'information dans le cadre des procĂ©dures pĂ©nales N° Lexbase L2680I3N, a permis d’intĂ©grer dans la procĂ©dure pĂ©nale les rĂ©serves du Conseil constitutionnel en consacrant par ailleurs l’autonomie du rĂ©gime de l’audition libre et la crĂ©ation du statut de suspect libre Circ. DACG, NOR JUSD1430472C, du 19 dĂ©cembre 2014, de prĂ©sentation des dispositions applicables Ă  compter du 1er janvier 2015 de la loi n° 2014-535 du 27 mai 2014 portant transposition de la Directive 2012/13/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 22 mai 2012 N° Lexbase L4208I7Y.La loi a par ailleurs permis un alignement du rĂ©gime juridique de l’audition libre sur celui de la garde Ă  vue, par la crĂ©ation de l’article 61-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale spĂ©cifique Ă  l’audition libre, dans lequel a Ă©tĂ© notamment prĂ©vue la possibilitĂ© pour le suspect libre d’avoir accĂšs Ă  un dispositions de l’article 61-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7470LPD s’appliquent Ă  l’enquĂȘte de flagrance ; ainsi qu’à l’enquĂȘte prĂ©liminaire C. proc. pĂ©n., art. 77 N° Lexbase L5572I3R ; Ă  l’exĂ©cution d’une commission rogatoire C. proc. pĂ©n., art. 154 N° Lexbase L4962K8B et Ă  l’enquĂȘte douaniĂšre C. douanes, art. 67 F N° Lexbase L3127I39.Les conditions de l’audition libreL’audition libre d’un tĂ©moin simple ou d’un tĂ©moin suspectĂ© en enquĂȘte prĂ©liminaire est envisagĂ©e aux articles 61-1 N° Lexbase L7470LPD et suivants du Code de procĂ©dure prĂ©visions viennent encadrer le rĂ©gime applicable Ă  cette forme d’audition est tout particuliĂšrement les droits qui leur sont accordĂ©s, l’assistance de l’avocat ou encore la question de la libre peut se dĂ©finir de façon nĂ©gative par l’absence de contrainte et l’absence de dĂ©roulement de l’audition libreDepuis le 1er janvier 2015, les convocations Ă©crites adressĂ©es Ă  la personne en vue de son audition, doivent indiquer, l’infraction dont elle est suspectĂ©e, son droit d’ĂȘtre assistĂ©e par un avocat ainsi que les conditions d’accĂšs Ă  l’aide juridictionnelle, les modalitĂ©s de dĂ©signation d’un avocat d’office et les lieux oĂč elle peut obtenir des conseils juridiques avant cette audition C. proc. pĂ©n., art. 61-1, al. 3 N° Lexbase L7470LPD.Toutefois, cette obligation est assortie d’une rĂ©serve importante puisqu’elle n’est effective que pour autant que le dĂ©roulement de l'enquĂȘte le permet », ce qui laisse en pratique une marge de manƓuvre trĂšs importante que les enquĂȘteurs n’hĂ©sitent gĂ©nĂ©ralement pas Ă  toute hypothĂšse, mĂȘme si une convocation Ă©crite a Ă©tĂ© adressĂ©e Ă  la personne soupçonnĂ©e avec mention de ses droits, l'ensemble des droits prĂ©vus Ă  l'article 61-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale n'en doit pas moins lui ĂȘtre Ă  nouveau notifiĂ© Ă  son arrivĂ©e dans les locaux de police ou de gendarmerie circulaire du 19 dĂ©cembre 2014, p. 4 N° Lexbase L4208I7Y.Le suspect bĂ©nĂ©ficie du droit de quitter les lieux, du droit Ă  l’assistance d’un avocat et du droit au silence C. proc. pĂ©n., art. 61-1.Concernant la fin de l’audition libre, le suspect peut Ă©ventuellement ĂȘtre placĂ© en garde Ă  vue. De jurisprudence constante, une personne peut parfaitement ĂȘtre placĂ©e en garde Ă  vue aprĂšs avoir Ă©tĂ© entendue librement sur les mĂȘmes faits Cass. crim., 6 mai 2002, n° N° Lexbase A5698CND.Les dispositions de l’article 77-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4940K8H trouvent Ă  s’appliquer en matiĂšre d’audition libre et peuvent permettre Ă  la personne entendue de consulter le dossier de procĂ©dure aprĂšs l’écoulement d’un dĂ©lai d’un an Ă  compter de l’ des tĂ©moins et de la victimeL’audition des tĂ©moinsL’audition des tĂ©moins peut intervenir durant l’enquĂȘte, durant l’instruction ou durant l’ fois une convocation Ă©mise, les personnes visĂ©es par la convocation sont tenues d’y comparaitre. Le juge d’instruction ou dans le cadre d’une enquĂȘte prĂ©liminaire ou flagrance l’officier de police judiciaire sur l’autorisation du procureur de la RĂ©publique, peuvent en cas de refus de la personne de comparaitre contraindre cette derniĂšre par la force C. proc. pĂ©n., art. 153 N° Lexbase L0042LB8, 62 N° Lexbase L3155I3A, 438 N° Lexbase L4545AZD, 439 N° Lexbase L4571AZC. Un tel refus est sanctionnĂ© pĂ©nalement d’une peine d’amende de 3 750 euros C. pĂ©n., art. 434-15-1 N° Lexbase L2426AMS.Le faux tĂ©moignage est Ă©galement sanctionnĂ© pĂ©nalement C. pĂ©n., art. 434-13 N° Lexbase L1785AM3.L’article 62 du Code de procĂ©dure pĂ©nale prĂ©voit que les personnes Ă  l'encontre desquelles il n'existe aucune raison plausible de soupçonner qu'elles ont commis ou tentĂ© de commettre une infraction sont entendues par les enquĂȘteurs sans faire l'objet d'une mesure de contrainte ». Il s’agit du tĂ©moin contraire, l’article 61 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4985K87 prĂ©voit que si les nĂ©cessitĂ©s de l'enquĂȘte le justifient, ces personnes Ă  l'encontre desquelles il n'existe aucune raison plausible de soupçonner qu'elles ont commis ou tentĂ© de commettre une infraction peuvent ĂȘtre retenues sous contrainte le temps strictement nĂ©cessaire Ă  leur audition, sans que cette durĂ©e puis excĂ©der quatre heures. Le tĂ©moin a alors le statut de tĂ©moin contraint ».L’audition de la victimeLes officiers de police judiciaire et agents de police judiciaire informent par tout moyen les victimes de leur droit d’ĂȘtre, si elles souhaitent se constituer partie civile, assistĂ©es d’un avocat qu’elles peuvent choisir ou qui, Ă  leur demande, est dĂ©signĂ© par le bĂątonnier de l’ordre des avocats prĂšs la juridiction compĂ©tente, les frais Ă©tant Ă  la charge des victimes sauf si elles remplissent les conditions d’accĂšs Ă  l’aide juridictionnelle ou si elles bĂ©nĂ©ficient d’une assurance de protection juridique » C. proc. pĂ©n., art. 10-2, § 3 N° Lexbase L7394LPK. L’audition ou la confrontation est menĂ©e sous la direction de l’officier ou l’agent de police judiciaire qui peut Ă  tout moment en cas de difficultĂ©, y mettre un terme et en aviser immĂ©diatement le procureur de la RĂ©publique qui informe s’il y a lieu, le bĂątonnier aux fins de dĂ©signation d’un autre avocat C. proc. pĂ©n., art. 64-4-3, al. 1 N° Lexbase L9632IPG.La loi reconnaĂźt dans un pur parallĂ©lisme, le droit pour la victime confrontĂ©e avec une personne gardĂ©e Ă  vue d'ĂȘtre assistĂ©e par un avocat C. proc. pĂ©n., art. 61-2 N° Lexbase L2751I3B.

article 62 du code de procédure pénale